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PASSEPORT EDUCFI : APPRENDRE À GÉRER LA MISÈRE ?

Toujours moins pour l’École, toujours plus pour la soumission à l’austérité ! À partir de la rentrée 2026, le gouvernement veut déployer davantage le « passeport Educfi » : déjà présent au collège et en seconde bac pro, il souhaite le généraliser à l’ensemble des élèves de 4e. Il souhaite également le renforcer au lycée pro et l’expérimenter dans les lycées généraux et technologiques à partir de la rentrée 2027. Présenté comme un outil d’« éducation financière », ce dispositif prétend apprendre aux élèves à gérer un budget, utiliser les services bancaires, épargner, emprunter ou éviter les arnaques.

Mais pourquoi cette soudaine urgence ?

Depuis des années, les personnels dénoncent le manque de moyens, les classes surchargées, les suppressions de postes, le recours massif aux personnels précaires, la dégradation des conditions d’apprentissage et de travail. Mais lorsqu’il s’agit de donner aux élèves les moyens de comprendre les mécanismes économiques et sociaux qui structurent leur existence, les moyens manquent toujours. En revanche, pour apprendre aux futur·es salarié·es à gérer leurs dépenses, l’État trouve du temps, des dispositifs et des campagnes de communication.

ÉDUQUER OU SOUMETTRE ? LA PÉDAGOGIE DE L’AUSTÉRITÉ

Le problème n’est pas que les jeunes apprennent à se protéger des arnaques ou à comprendre certains mécanismes financiers. Le problème est avant tout politique. Loin d’être un enseignement de l’économie, Educfi véhicule une vision particulière du monde social : chacun·e serait responsable de sa situation économique et les difficultés financières relèveraient avant tout de comportements individuels.

Les salaires ne permettent plus de vivre dignement ? Il faudrait mieux gérer son budget. Les loyers explosent ? Il faudrait apprendre à épargner. Les étudiant·es s’endettent pour poursuivre leurs études ? Il faudrait acquérir une « culture financière ». Les services publics sont démantelés et la précarité progresse ? Il faudrait apprendre à faire des choix raisonnables. Cette logique est celle de la responsabilisation individuelle des victimes des politiques économiques. On ne questionne jamais les causes collectives des inégalités. On demande simplement aux individus de s’adapter au système capitaliste et à ses conséquences mortifères. Educfi apparaît comme l’un des symptômes d’une école de plus en plus sommée d’accompagner les politiques d’austérité.

UNE ÉCOLE AU SERVICE DES BANQUES ?

La CNT-SO s’inquiète également de la place accordée aux acteurs du secteur bancaire dans l’élaboration et la promotion de ces dispositifs. L’école publique n’a pas vocation à devenir le relais des intérêts économiques et de la logique des profits privés ni des représentations du monde portées par les institutions financières : pour exemple, l’optimisation fiscale est responsable de la fuite de capitaux et donc de recettes fiscales qui nécessitent la baisse des dépenses. Ce système économique est celui-là même qui plombe les services publics. Si on suit leur logique pourquoi ne pas « sensibiliser » nos élèves à l’évasion fiscale et à la constitution de sociétés écrans pour éviter les paradis fiscaux ? L’émancipation suppose au contraire de maintenir en encourager une distance critique vis-à-vis des pouvoirs économiques et de leurs discours. Former les élèves à comprendre les rapports de domination économique n’est pas la même chose que les familiariser avec les produits financiers.

L’école doit former des citoyen·nes capables de comprendre le monde pour le transformer, pas des individus résigné·es à s’adapter à ses injustices.

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AESH : continuons la lutte ! Toutes et tous en grève le 09/06 !

Le ministère a lancé un groupe de travail sur l’avenir des AESH. Si nous ne prenons pas les choses en main en nous mobilisant à nouveau, ce sont les personnels qui vont trinquer, entre surcharge de travail, salaires de misère et précarité, mais aussi les élèves et leurs familles avec une politique inclusive qui n’est pas à la hauteur des enjeux !

Un ministère toujours en décalage avec nos revendications !

Ce qui ressort pour l’instant du groupe de travail ne peut pas nous satisfaire. Le ministère n’envisage d’intégrer dans la fonction publique que 20% des AESH. Il se moque de nous ! C’est la totalité des 140 000 AESH qui doit obtenir le statut de fonctionnaire.

Le ministère envisage également un temps plein équivalent à 35 heures. Nous continuons de revendiquer un temps plein à 24 heures !

La question des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) et de l’avenir même de notre métier

Expérimentés localement, les PAS ne seront pas – pour l’instant – déployés sur tout le territoire. Là où ils demeurent, nous continuons de dénoncer leur mise en place qui risque à terme d’entraîner un éparpillement des accompagnements individuels, une extension de la zone d’intervention des AESH… et donc une surcharge de travail pour les personnels et un accompagnement au rabais pour les élèves ! C’est notre métier même qui est remis en question avec un éventuel changement de nom et une redéfinition de nos missions.

L’école inclusive : il y a urgence à débloquer les moyens de sa mise en œuvre !

Effets d’annonce, flou qui entoure les PAS, manque de moyens… Le ministère ne mobilise pas les moyens à la hauteur des enjeux. Il faut investir massivement dans la formation des personnels, dans l’aménagement des locaux. Il faut réduire le nombre d’élèves par classe, de la maternelle au lycée. Mais il est urgent également de mener une réflexion sur les rythmes, les programmes…

Avec l’ensemble des travailleur·euses, on dit NON à l’austérité !

Temps partiels subis, salaires de misère… Il est temps de dire stop au mépris et à la précarité qui touchent les AESH. Frappé·es comme l’ensemble des travailleur·euses par l’inflation, nos salaires ne nous permettent pas de vivre dignement. Arrachons une augmentation de nos salaires !

La lutte continue ! AESH : soyons massivement en grève le 9 juin. La CNT-SO appelle l’ensemble des personnels à être solidaires et à participer à la grève. Organisons-nous, (ré)activons les caisses de grève !

Avec la CNT-SO, ensemble, nous revendiquons pour les AESH :

– Un véritable statut de la fonction publique, mais pour tout le monde ! La titularisation sans condition d’ancienneté ni de nationalité de tou·tes les AESH.

– Une augmentation des salaires. La garantie de l’accès aux mêmes primes que les autres personnels (rétroactivité de la prime REP/REP+ depuis 2015).

– Des créations de postes à hauteur des besoins pour répondre aux enjeux d’une politique pour une école vraiment inclusive. La création de postes de remplaçant·es.

– La garantie d’un temps plein si désiré. Un temps plein équivalent à 24 h d’accompagnement.

– L’abandon des PIAL/PAS et du principe de mutualisation.

– Des formations qualifiantes : en initiale et, par la suite, en continu sur le temps de travail.

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Vie scolaire : pour dire stop au mépris, toutes et tous en  grève le 2 juin !

La CNT-SO relaie l’appel de l’intersyndicale nationale et appelle l’ensemble des personnels à soutenir la grève des vies scolaires le 2 juin.

Sous-payé·es, fréquemment méprisé·es, nous, personnels de vie scolaire (AED, AP, APS), sommes pourtant essentiels au bon fonctionnement des établissements. Malgré des salaires trop bas, des CDD à répétition et la pression hiérarchique, notre quotidien nous rappelle que notre ministère agit comme n’importe quel employeur classique. Il faut en finir avec le mépris et l’exploitation ! Les personnels de « vie sco » relèvent la tête, et ces dernières années les grèves se sont multipliées, tout comme les collectifs locaux de mobilisation.

Précarité, bas salaires : ça suffit !

Zéro poste crée à la rentrée 2025, zéro poste crée pour la future rentrée… Refusons d’êtres des pions victimes de l’austérité ! Localement, faut-il attendre des drames pour obtenir des postes d’AED ? Quand les moyens baissent, c’est notre charge de travail qui augmente, et c’est les conditions de scolarité des élèves qui en pâtissent également. 

Avec nos salaires, nous subissons de plein fouet l’inflation et les galères de la vie chère !

Trop souvent nous subissons pression, mépris et chaque fin d’année rime avec peur du non-renouvellement. Nous avons à présent accès au CDI mais n’oublions pas que rien n’oblige les directions à le proposer !

Le 2 juin, envoyons un signal fort : toutes et tous en grève !

Avec la CNT-SO, ensemble, nous revendiquons pour les personnels de vie scolaire :

  • La titularisation sans condition de concours, d’ancienneté ni de nationalité de tous·tes les AED dans un corps de fonctionnaire par la création d’un métier d’éducateur·trice scolaire. (pour celles·ceux poursuivant des études, le retour à un statut « avantageux » d’étudiant·e surveillant·e)
  • L’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale à l’ancienneté ; un salaire minimum à 2200 euros bruts. La grille salariale doit être nationale !
  • L’accès aux primes et indemnités dans les mêmes conditions et aux mêmes montants que ceux fixés pour les autres personnels (notamment l’indemnité REP/REP+) avec rétroactivité.
  • La baisse du temps de travail, pour un temps plein à 32h.
  • Le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique.
  • La création de brigades de remplacement.
  • L’accès à une formation initiale et continue, sur le temps de service.
  • Le droit à la mobilité, inter-académique et intra-académique.
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Actualités - Luttes Premiere Page Santé et sécurité au travail

Fortes chaleurs : quelle protection pour les travailleur·euses de l’Éducation et les usager·ères ?

Les fortes chaleurs, de plus en plus régulières et intenses, affectent les conditions de travail et d’étude et peuvent mettre en danger la santé des personnels comme des élèves. Alors que le bâti scolaire est largement inadapté pour s’en prémunir, que faire pour nous protéger ?

Au niveau des personnels, faute de dispositions réglementaires spécifiques, nous relevons des dispositions générales du code du travail que vous pouvez retrouver détaillées dans le tuto d’auto-défense syndicale « spécial fortes chaleurs – édition 2025 » de la CNT-SO.

Il est intéressant de se référer notamment aux obligations de chaque employeur, public comme privé sur : l’aération et le renouvellement de l’air dans les locaux, l’aménagement du temps de travail en cas d’alerte météorologique, l’accès à l’eau, la protection des personnels vulnérables…

Malgré des évolutions au 1er juillet 2025, le code du travail a cependant encore trop d’angles morts sur cette question et les mesures de protection qu’il prévoit sont parfois en décalage avec la réalité d’un établissement scolaire (comment adapter les horaires de travail en cas d’alerte canicule par exemple ?).

Le problème principal réside dans l’absence de seuils thermiques clairs, déclencheurs de mesures de protection ! Pourtant des seuils reconnus existent mais relèvent de la simple recommandation ! Il est cependant nécessaire de les connaître car ils sont un point d’appui en cas de démarche collective pour faire valoir nos droits (voir après) :

  • L’Institut National de Recherche et de Sécurité considère ainsi que les valeurs de 30 °C pour une activité sédentaire et 28 °C pour un travail nécessitant une activité physique peuvent être utilisées comme repères pour agir en prévention.
  • La CNAM recommande de faire évacuer le personnel des bureaux quand les conditions d’hygiène et de sécurité deviennent mauvaises, avec un seuil de température résultante fixé à 34° l’été et 14° l’hiver (recommandation CNAM R.226).

Face à un droit du travail pas suffisamment adapté ni protecteur et une hiérarchie et des collectivités de rattachement peu enclines à mettre en place les mesures structurelles nécessaires, l’action syndicale et collective est déterminante pour notre protection et celle des usager-ères !

Dans les cas plus problématiques, la fermeture partielle ou totale de l’établissement sera la solution qui s’impose. C’est le cas par exemple en cette fin d’année scolaire 2024-2025 avec plusieurs centaines d’établissements fermées en liaison avec les mairies dans le cadre de l’alerte canicule.

LES RESPONSABILITÉS DE LA HIÉRARCHIE

Dans la Fonction publique d’État : « les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité ».  (art 3 décret 82-453)

Dans la Fonction publique territoriale : « Les autorités territoriales sont chargées de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité » (art 2 décret 85-603). 

A ce titre l’évaluation et la prévention des risques relèvent des obligations de notre hiérarchie comme pour un employeur classique. Voir les neuf principes généraux de prévention définis à l’article L4121-2 du code du travail. 

A noter que chaque établissement doit établir et réactualiser annuellement le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels, voir ici) sous supervision des directions/chefs de service et en concertation avec les personnels ou leurs représentant·es (dans le secondaire le pilotage peut se faire par la CHS). 

Celui-ci doit aussi être réactualisé :

  • Lors « d’aménagements importants modifiants les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail ». 
  • « Lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie 

La question de l’ambiance thermique doit bien entendu y figurer. Le DUERP doit aussi comporter des mesures de prévention adaptée à l’établissement.

Dans tous les établissements du second degré (au-delà de ceux pour lesquels elle est déjà obligatoire), nous conseillons, dans le cadre du renouvellement annuel des instances, de faire mettre en place une CHS (Commission Hygiène et Sécurité) qui pourra notamment traiter ces questions sur le fonds et la durée (voir ici).

Cette responsabilité peut avoir des conséquences juridiques en cas de préjudice subi par les agent·es ! Il sera utile de le rappeler en cas d’autoritarisme de la hiérarchie locale face à des personnels faisant valoir leurs droits face à une vague de chaleur, notamment les collègues particulièrement vulnérables du fait de l’âge, de la maladie ou de circonstances particulières (grossesse…).

ACCÈS A L’EAU POTABLE

Il doit être mis à disposition de l’eau potable et fraîche (Article R4225-2). En cas d’épisode de chaleur intense, l’eau doit être fournie de manière suffisante, à proximité des postes de travail notamment extérieurs et maintenue au frais toute la journée (Article R4463-4 en vigueur au 01er juillet 2025).

A noter que la mise en place d’une fontaine à eau est obligatoire dans les établissements recevant du public (ERP) de plus de 300 personnes. Au-delà de 600 personnes, une fontaine supplémentaire doit être installée par tranche de 300 personnes. Leur accès est libre et gratuit et doit faire l’objet d’une signalétique visible (par exemple un affichage). Pour plus de détail, voir ici.

LES FICHES RSST ET LE DROIT D’ALERTE

Pour faire bouger notre hiérarchie et les collectivités de rattachement (sur les mesures d’aménagement des locaux) mais aussi baliser un éventuel droit de retrait (voir après), nous conseillons aux personnels de multiplier à titre individuel les alertes via les documents RSST à notre disposition :

– Registre de santé et de sécurité au travail qui doit être mis à disposition des agent·es dans chaque service (un exemplaire doit être aussi accessible au public). Tout avis figurant sur ce registre doit être daté et signé et comporter : l’indication des postes de travail concernés, la nature du danger et sa cause, le nom de la ou des personnes exposées, les mesures prises par le chef de service pour y remédier.

– Registre de signalement d’un danger grave et imminent tenu par le chef de service. Pour les situations les plus graves pouvant entraîner un droit de retrait.

(Si ces registres et fiches ne sont pas disponibles dans les établissements, elles se trouvent sur Internet, consultez notamment les pages F3SCT académiques).

Pour plus de détails, voir notre tuto spécifique ici : https://educ.cnt-so.org/nos-droits-registre-sante-et-securite-au-travail-droit-dalerte-droit-de-retrait/

LE DROIT DE RETRAIT

Comme les salarié·es du secteur privé, les agents publics disposent aussi individuellement du droit de retrait. Les textes réglementaires (voir les sources) sont la transposition des protections prévues dans le code du travail. 

CONCRÈTEMENT COMMENT CELA SE PASSE-T-IL ? 

Le droit de retrait s’exerce si un·e agent·e a un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou pour sa santé ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

Le danger grave se caractérise par un risque d’accident ou de maladie entraînant la mort ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente ou temporaire prolongée. Le danger imminent se caractérise par le fait qu’il peut se réaliser brutalement dans un délai rapproché. En cas de doute demandez au syndicat !

L’agent·e alerte immédiatement son supérieur hiérarchique et se retire de la situation de danger. Attention, le droit de retrait ne doit pas créer pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent (collègues et usager·ère·s).

Nous conseillons de faire cette alerte par écrit et de préférence en utilisant les documents mis à disposition des personnels (voir plus haut).

A noter que l’agent·e peut aussi saisir un·e représentant·e au F3SCT (ex-CHSCT) compétent. Un·e représentant·e qui constate une cause de danger grave et imminent peut aussi lancer une alerte sans avoir été saisi par un agent.

A la suite de l’alerte, l’autorité administrative doit procéder immédiatement à une enquête et informer le CHSCT compétent. En cas de divergence sur la réalité du danger ou la façon de le faire cesser, le CHSCT est réuni dans les 24 heures. L’inspecteur du travail est informé de cette réunion et peut y assister. L’administration décide des mesures à prendre après avis du F3SCT. En cas de désaccord entre l’administration et le F3SCT, l’inspecteur du travail est obligatoirement saisi.

L’administration ne peut pas demander à un agent de reprendre son poste si un danger grave et imminent persiste. 

Aucune sanction ne peut être prise, aucune retenue de rémunération ne peut être effectuée à l’encontre d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour leur vie ou pour leur santé.

Attention, la notion de « danger grave et imminent » peut être jugée subjective et ne pas être reconnue par l’administration ! Dans ce cas l’employeur ne peut vous imposer le retour au travail qu’avec un ordre écrit et nominatif.

Un recours jugé abusif par l’administration peut éventuellement donner lieu à un retrait de salaire ou une sanction. Nous vous conseillons alors de vous rapprocher du syndicat pour étudier une contestation administrative.

……………………

Sources officielles :

Fonction publique d’État :  Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique.

Fonction publique territoriale :  Décret n°85-603 du 10 juin 1985 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale.

……….

Code du Travail quatrième partie livre Ier à V

Nouveau chapitre du code du travail entre en vigueur concernant la « prévention des risques liés aux épisodes de chaleurs intenses » (articles R4463-1 à R4463-8 du code du travail).

GUIDE JURIDIQUE : Application du décret n°82-453 du 28 mai 1982 modifié relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail, ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique

GUIDE MÉTHODOLOGIQUE DOCUMENT UNIQUE D’ÉVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS (DUERP)
PROGRAMMATION DES ACTIONS DE PRÉVENTION

Sources syndicales

Canicule et travail : droits des salariés et obligations des employeurs en cas de forte chaleur (Tuto de la CNT-SO) : https://cnt-so.org/canicule-et-travail-droits-des-salaries-et-obligations-des-employeurs-en-cas-de-forte-chaleur/

Nos droits – Registre Santé et Sécurité au Travail, droit d’alerte, droit de retrait (Tuto de la CNT-SO Educ) : https://educ.cnt-so.org/nos-droits-registre-sante-et-securite-au-travail-droit-dalerte-droit-de-retrait/

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Contre l’austérité et la militarisation : notre lutte est internationale !

Soutien aux grévistes de l’éducation en Espagne

Depuis plusieurs semaines, des personnels de l’éducation en Espagne, notamment en Catalogne, se mobilisent pour obtenir davantage de moyens face à des années d’austérité, de sous-investissement et de dégradation des conditions de travail. Leur colère est celle d’un secteur abandonné depuis des années par des politiques de coupes budgétaires qui se succèdent depuis les années 2010.

Ces grèves expriment aussi un refus clair d’un modèle de société qui s’enfonce dans la militarisation, la hiérarchie et la restriction des droits sociaux. Les grévistes défendent une autre vision : une école publique, démocratique, émancipatrice, au service des enfants et de la société tout entière.

En Allemagne, le bruit des bottes

En Allemagne également, la jeunesse se mobilise contre le retour du service militaire.

S’il n’est pour l’instant pas obligatoire, la militarisation du pays se fait à marche forcée et les hommes âgés de 17 à 45 ans doivent à présent demander l’autorisation de l’armée avant de quitter le territoire plus de 3 mois.

La Fédération Enseignement/Recherche de la CNT-SO apporte tout son soutien aux grévistes d’Espagne et à leurs revendications. Cette lutte doit servir d’exemple partout en Europe, et en France en particulier.

Comme en Allemagne, nous dénonçons la fuite en avant militaire qui semble être l’unique boussole de nos gouvernements : hausse des crédits alloués à la défense, création d’un nouvel « état d’alerte de sécurité nationale », service national, acculturation des élèves à l’armée, partenariat avec des entreprises comme Safran, journée « découverte dans les casernes », classe défense… ça suffit : l’école n’a pas à participer à l’enrôlement.

Bien que les contextes soient différents d’un pays à l’autre, la lutte contre l’austérité et la militarisation doit être internationale. En soutenant ces luttes pour l’émancipation ailleurs, on renforce les nôtres ici.

Organisons-nous, mobilisons-nous et construisons ensemble une autre société, fondée sur la justice sociale, la solidarité et l’émancipation.

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Non à la militarisation de l’école ! Refusons l’embrigadement de la jeunesse !

Jeudi 26 mars, pendant que des milliers de personnels de l’Éducation et de lycéen·nes se mobilisaient contre le budget de guerre porté par Lecornu, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi visant à renforcer l’« enseignement de la défense » dans les collèges et lycées.

Derrière cette offensive se cache une volonté claire : mettre l’école au service de l’État et de son appareil militaire. L’instauration d’un référentiel de compétences en « défense et sécurité globale » vise à normaliser et généraliser un discours militariste auprès des élèves et des personnels de l’éducation.

Pire encore, ces enseignements pourraient être assurés par des intervenant·es issu·es des réserves militaires ou dites « citoyennes », sans aucune garantie d’indépendance pédagogique ni de regard critique.

Pendant ce temps, les suppressions de postes se multiplient, les conditions de travail se dégradent et les heures d’enseignement diminuent. Mais pour militariser les esprits, l’État trouve du temps et des moyens. Cet ajout ne pourra se faire qu’au détriment des disciplines.

Nous refusons que l’école devienne une fabrique d’adhésion à l’ordre militariste. L’histoire nous rappelle où mènent les politiques d’embrigadement de la jeunesse : à la soumission et aux guerres. À la fin, ce sont toujours les classes populaires qui paient le prix fort !

Cette loi s’inscrit dans une dynamique globale : celle d’une marche à la guerre et d’un réarmement massif, pendant que les services publics sont sacrifiés. Le pouvoir organise la guerre à l’extérieur comme à l’intérieur : guerre impérialiste d’un côté, guerre sociale de l’autre. Les milliards pour l’armée sont autant de moyens retirés à l’éducation, à la santé et aux besoins sociaux.

Le lien est assumé par les promoteurs de cette loi eux-mêmes : l’« enseignement de la défense » serait le complément moral des investissements militaires. Nous y voyons au contraire une entreprise de conditionnement.

Des établissements militarisés existent déjà : les lycées militaires. Est-ce ce modèle autoritaire que l’on veut généraliser ? Nous affirmons que l’école doit rester un espace d’émancipation, de savoir critique et de construction collective. Oui, nous l’assumons : face à l’imposition d’une école nationale-républicaine, nous proposons l’École démocratique.

La CNT-SO FUER exige :

  • le retrait immédiat de cette proposition de loi
  • la fin de tous les dispositifs liant l’École et l’armée (classes défense, interventions militaires, rallyes dits « citoyens », etc.)
  • l’abandon de toute forme de service militaire ou dispositif assimilé
  • des moyens pour l’Éducation, pas pour la guerre

Nous appelons les personnels, les élèves, les parents à s’organiser collectivement pour bloquer cette offensive. Refusons l’ingérence de l’armée dans nos établissements. Défendons une école au service des tous·tes, tournée vers l’émancipation.

Nos élèves ne sont ni chair à canon, ni chair à patron !

De l’argent pour nos services publics et nos salaires, pas pour la guerre !

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Austérité, manque de moyens, DHG au rabais, cartes scolaires contractées : la lutte continue !

Depuis plusieurs semaines, dans de nombreux établissements et localités, des grèves et des manifestations s’organisent. Cette mobilisation ne sort pas de nulle part : elle est la conséquence directe d’années de dégradation continue du service public d’éducation dues à des cures d’austérité totalement injustifiées.

Suppressions de postes ou de classes, classes surchargées, manque criant de personnels éducatifs, médico-sociaux et administratifs, conditions d’étude et de travail toujours plus dégradées : la situation est devenue intenable. Et évidemment, la pression est particulièrement intense sur les établissements des quartiers populaires (de nombreux collèges REP et REP+ ont des DHG au rabais).

Dans de nombreuses villes, les personnels se mobilisent et organisent grèves et rassemblements, les lycéen·nes bloquent leurs établissements, descendent dans la rue et posent clairement la question des moyens et des conditions d’enseignement. Le primaire est le plus impacté par les suppressions de postes et prend connaissance après les municipales des cartes scolaires, moteur de nouvelles mobilisations locales.

Dans ce contexte, la CNT-SO Éducation apporte son soutien total à toutes les initiatives locales en cours et à venir. Des journées de grève se construisent à la base dans les établissements ou dans des cadres unitaires locaux dès cette semaine. Il est maintenant temps de porter la question éducative à l’échelle nationale !

Nous appelons à amplifier la dynamique en cours avec une convergence vers le 31 mars : journée nationale de grève dans le primaire et le secondaire qui devra déterminer des suites. Cela passe par la multiplication des assemblées générales dans les établissements, ouvertes à tous·tes les personnels, seules à même de décider démocratiquement des suites du mouvement. Cela passe aussi par la mise en place de coordinations de base, inter-établissements et inter-degrés, pour structurer la mobilisation et construire une réponse collective à la hauteur des attaques.

Nous nous associons aux revendications portées par l’AG des grévistes du 19 mars à Marseille :

  • Annulation des suppressions de postes dans l’Éducation nationale
  • Création massive de postes (enseignants, AED, AESH, personnels médico-sociaux, etc.)
  • Des moyens immédiats pour réhabiliter les établissements (rénovation urgente du bâti, amiante, etc.) et améliorer les conditions de travail et d’étude pour les personnels et les élèves
  • Arrêt des politiques d’austérité dans l’éducation
  • Refus du “choc des savoirs” et des réformes en cours jugées dégradantes pour l’école publique
  • Réaffectation globale des budgets vers l’école plutôt que pour des dépenses militaires
  • Retour d’une véritable politique d’éducation prioritaire avec retour des lycées dans le dispositif

Nous affirmons la nécessité d’une convergence des luttes dans toute l’éducation : de la maternelle à l’université, les problématiques sont liées et doivent être affrontées ensemble. L’intersyndicale éducation doit soutenir sans réserve ces dynamiques de terrain et relayer les initiatives locales.

C’est par la grève, par l’auto-organisation et par l’extension du mouvement que nous pourrons imposer nos revendications. Il est temps d’élargir la lutte, de la renforcer partout et de construire un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le gouvernement.

Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

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Budget austéritaire, moyens insuffisants : la lutte a commencé, généralisons-la !

Encore une fois, le gouvernement n’a qu’une boussole : l’austérité !

                Ça fait des années que ça dure ; à chaque fois, l’angoissante question revient : combien d’heures, de collègues, d’options, de classes va-t-on perdre ? Ici et là, les nouvelles tombent : ici trente élèves par classe en 4ème, là des compléments de service pour des collègues, ailleurs la perte de deux sixièmes. Des collèges classés REP perdent aussi beaucoup d’heures. Cette année, vu le contexte politico-budgétaire, on se doutait bien que le ministère n’allait pas inverser la tendance. Et on n’a pas été déçu·es. Ainsi, à la rentrée de septembre 2026, ce sont 1891 postes d’enseignant·es dans le premier degré qui pourraient être supprimés, et 1365 dans le second degré.

                En se cachant derrière la baisse de la démographie de manière cynique, l’État montre une fois de plus que ses priorités ne sont pas les nôtres, puisque c’était l’occasion de baisser le nombre d’élèves par classe.

                Alors qu’il faudrait investir massivement dans l’éducation, la santé ou la transition énergétique, Emmanuel Macron préfère annoncer la construction d’un nouveau porte-avions et refuse toujours de taxer les plus riches, quand une note de Bercy indique que plus de 13 000 millionnaires n’ont payé aucun impôt sur le revenu en 2024. Or, sans recettes, pas de dépenses possibles, surtout si la Défense militaire sert de prétexte à ruiner les services publics au nom de « l’effort national ».

                Dans l’Éducation nationale, on est habitué·es à devoir faire toujours plus avec moins, et cette fois encore la saignée est claire et nette. Suppressions d’heures, classes supprimées ou surchargées, menaces sur des options et des dispositifs d’accompagnement : voilà ce que signifient concrètement les « arbitrages » budgétaires imposés à l’Éducation nationale. Chaque année, on essaie de limiter la casse, parfois en s’opposant au vote des DHG, en demandant une audience au rectorat, en faisant grève. Cette année, il va falloir lutter davantage : on ne nous en laisse pas le choix. Organisons, à la base, un mouvement d’ampleur pour arracher un plan d’urgence pour l’École !

                Dans ce marasme, fatigué·es par les grèves d’un jour, victimes des changements de cap incessants dus à la discontinuité ministérielle, nous peinons à mettre sur pied le mouvement national que l’enseignement public mérite. Pour preuve : la réforme du collège et ses groupes de niveaux de Gabriel Attal, mesure phare du macronisme, a été définitivement abrogée ce 12 mars. Cette réforme avait suscité la colère et la désapprobation des personnels et des représentant·es des parents d’élèves. Quel épuisement cela aura occasionné !

Localement, les nouvelles sont bonnes : la lutte a commencé ! Généralisons-la !

                À Lyon, à Marseille, en région parisienne, à Poitiers, etc., la lutte a déjà commencé avec des débrayages, des rassemblements, etc. La semaine prochaine, selon différentes modalités, on sera en grève dans de nombreux établissements. Des rassemblements sont organisés dans de nombreuses villes.

                La CNT-SO Éducation et Recherche apporte tout son soutien aux élèves et aux personnels mobilisé·es actuellement, ainsi qu’à celles et ceux qui les rejoindront. Leur combat est celui de toutes et tous : défendre une éducation publique dotée des moyens nécessaires, au service de l’émancipation et non soumise aux logiques d’économie budgétaire.

Mais pour gagner, il est nécessaire d’élargir la mobilisation. Les attaques contre l’école s’inscrivent dans une offensive plus large contre l’ensemble des services publics et contre le monde du travail. Partout, la même logique est à l’œuvre : réduire les dépenses sociales pour préserver les intérêts des plus riches.

                C’est pourquoi la réponse doit être collective et offensive. Nous appelons à développer les assemblées générales, à construire des cadres de lutte inter-établissements et à préparer un élargissement du mouvement. La grève reste notre arme la plus efficace pour imposer un rapport de force face au gouvernement.

Arrachons un plan d’urgence pour l’École !

                Mobilisons-nous pour obtenir plus de moyens et un plan d’urgence pour l’École : de larges moyens supplémentaires en heures-poste, le renforcement de l’éducation prioritaire avec des seuils fixes et le retour des lycées dans celles-ci ; l’embauche massive de titulaires ; la baisse des effectifs par classe (par exemple : 15 élèves par classe en primaire et au collège en éducation prioritaire, 25 au lycée général et technologique, 12 élèves en CAP au lycée pro, etc.) ; le renforcement des dispositifs comme les classes Ulis, UPE2A, les RASED ; des moyens pour la rénovation du bâti et des équipements, etc.

Contre l’austérité et la casse des services publics, organisons la riposte !

Construisons, à la base, un mouvement fort : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

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8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Notre fédération est signataire de l’appel du collectif Grève Féministe.

Appel du collectif Grève Féministe :

Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites, partout dans le monde, les femmes résistent !
Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !
Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation.
Sans les femmes, tout s’arrête !
Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité.
Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

Solidarités internationales

A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan, de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier. Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump. De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.
En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes, celles qui subissent la crise climatique – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

Pas d’instrumentalisation des luttes féministes par l’extrême droite, pas d’extrême-droite dans la rue, pas une voix pour l’extrême droite.

L’Extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes, qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe.
Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papier-es.
Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

De l’argent, il y en a !

A l’heure du financement d’un porte avion de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire.
Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches, le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail.
Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70 % des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont plus d’une famille monoparentale sur 3, vivent sous le seuil de pauvreté. 300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue.
Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.
L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes.

Du travail, un temps de travail, des retraites et des salaires pour vivre et pas survivre

Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.
Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”.

Pour un réel partage du travail domestique !

80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage contre seulement 36 % des hommes.
63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales.
Invisibilisé, dévalorisé, il est loin d’être une question privée. Les tâches qui en découlent font pleinement partie de l’activité économique.
C’est un travail qui participe à produire des biens et des services et qui contribue au bien être des membres du ménage (famille) et va bien au-delà.
Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales.
Le 8 mars, nous appelons à la grève du travail domestique.

Pour plus d’égalité et de justice, plus de services publics !

Le démantèlement des services publics de la santé, de l’éducation, du logement dégradent les conditions de vie des femmes. Les politiques libérales ont privatisé les services publics et contraignent les femmes à compenser les carences auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, des enfants et adultes handicapé-es, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé.
Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants pour en finir avec les crèches privées et de l’autonomie tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4e âge.
Nous exigeons des services publics renforcés : 63% des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.​

Notre corps nous appartient !

47000 femmes dans le monde meurent chaque année d’un avortement clandestin.
Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaire de grossesse qui ont été fermés pour permettre un réel accès à l’IVG sur tout le territoire, le choix de la méthode, et les moyens nécessaires à la hauteur des besoins.
LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités. Nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis.
Nous voulons l’ouverture de la PMA pour toutes !
Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes LGBTQIA+. Nous revendiquons la liberté de vivre son orientation sexuelle.
Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous et la fin des mutilations et traitements hormonaux non consentis sur les personnes intersexes.
Handicapées, nous subissons toutes les violences. Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments.

Stop aux violences sexistes et sexuelles

Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS), soit environ 840 millions de femmes dans le monde.
Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
L’impunité persiste, 1 % des viols sont condamnés.
Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort !
Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre.
Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques, sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme, exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, femmes sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle.
Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme et la marchandisation du corps des femmes.
Nous dénonçons les baisses des subventions aux associations qui luttent contre les VSS et exigeons au moins les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention.

Éduquer à l’égalité, un enjeu majeur , du plus jeune âge à l’Université

Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société et contribuer à les protéger contre les violences sexistes et sexuelles.
Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre.
Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis.
Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés, des formations de lutte contre les VSS…
Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant !
Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école, doit être mis en œuvre.

Nous sommes et resterons mobilisé-es tous les jours contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement et contre l’extrême droite.

Le 8 mars, nous serons en grève féministe et nous manifesterons pour imposer un rapport de force et faire valoir nos revendications.

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Soutien à Questions de classe(s) et à Grégory Chambat

La Fédération Enseignement/Recherche de la CNT-SO apporte tout son soutien au collectif Questions de classe(s) et à Grégory Chambat, directeur de publication du site. Le syndicat Action & Démocratie CFE-CGC estime diffamatoire la publication de la cartographie intitulée « L’extrême droite, ses allié-es et l’école ».

Retrouvez les infos et les moyens de les soutenir sur le site de Questions de classe(s).

Un cagnotte est notamment mise en place pour assurer les frais de justice.