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AESH : continuons la lutte ! Toutes et tous en grève le 09/06 !

Le ministère a lancé un groupe de travail sur l’avenir des AESH. Si nous ne prenons pas les choses en main en nous mobilisant à nouveau, ce sont les personnels qui vont trinquer, entre surcharge de travail, salaires de misère et précarité, mais aussi les élèves et leurs familles avec une politique inclusive qui n’est pas à la hauteur des enjeux !

Un ministère toujours en décalage avec nos revendications !

Ce qui ressort pour l’instant du groupe de travail ne peut pas nous satisfaire. Le ministère n’envisage d’intégrer dans la fonction publique que 20% des AESH. Il se moque de nous ! C’est la totalité des 140 000 AESH qui doit obtenir le statut de fonctionnaire.

Le ministère envisage également un temps plein équivalent à 35 heures. Nous continuons de revendiquer un temps plein à 24 heures !

La question des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) et de l’avenir même de notre métier

Expérimentés localement, les PAS ne seront pas – pour l’instant – déployés sur tout le territoire. Là où ils demeurent, nous continuons de dénoncer leur mise en place qui risque à terme d’entraîner un éparpillement des accompagnements individuels, une extension de la zone d’intervention des AESH… et donc une surcharge de travail pour les personnels et un accompagnement au rabais pour les élèves ! C’est notre métier même qui est remis en question avec un éventuel changement de nom et une redéfinition de nos missions.

L’école inclusive : il y a urgence à débloquer les moyens de sa mise en œuvre !

Effets d’annonce, flou qui entoure les PAS, manque de moyens… Le ministère ne mobilise pas les moyens à la hauteur des enjeux. Il faut investir massivement dans la formation des personnels, dans l’aménagement des locaux. Il faut réduire le nombre d’élèves par classe, de la maternelle au lycée. Mais il est urgent également de mener une réflexion sur les rythmes, les programmes…

Avec l’ensemble des travailleur·euses, on dit NON à l’austérité !

Temps partiels subis, salaires de misère… Il est temps de dire stop au mépris et à la précarité qui touchent les AESH. Frappé·es comme l’ensemble des travailleur·euses par l’inflation, nos salaires ne nous permettent pas de vivre dignement. Arrachons une augmentation de nos salaires !

La lutte continue ! AESH : soyons massivement en grève le 9 juin. La CNT-SO appelle l’ensemble des personnels à être solidaires et à participer à la grève. Organisons-nous, (ré)activons les caisses de grève !

Avec la CNT-SO, ensemble, nous revendiquons pour les AESH :

– Un véritable statut de la fonction publique, mais pour tout le monde ! La titularisation sans condition d’ancienneté ni de nationalité de tou·tes les AESH.

– Une augmentation des salaires. La garantie de l’accès aux mêmes primes que les autres personnels (rétroactivité de la prime REP/REP+ depuis 2015).

– Des créations de postes à hauteur des besoins pour répondre aux enjeux d’une politique pour une école vraiment inclusive. La création de postes de remplaçant·es.

– La garantie d’un temps plein si désiré. Un temps plein équivalent à 24 h d’accompagnement.

– L’abandon des PIAL/PAS et du principe de mutualisation.

– Des formations qualifiantes : en initiale et, par la suite, en continu sur le temps de travail.

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Vie scolaire : pour dire stop au mépris, toutes et tous en  grève le 2 juin !

La CNT-SO relaie l’appel de l’intersyndicale nationale et appelle l’ensemble des personnels à soutenir la grève des vies scolaires le 2 juin.

Sous-payé·es, fréquemment méprisé·es, nous, personnels de vie scolaire (AED, AP, APS), sommes pourtant essentiels au bon fonctionnement des établissements. Malgré des salaires trop bas, des CDD à répétition et la pression hiérarchique, notre quotidien nous rappelle que notre ministère agit comme n’importe quel employeur classique. Il faut en finir avec le mépris et l’exploitation ! Les personnels de « vie sco » relèvent la tête, et ces dernières années les grèves se sont multipliées, tout comme les collectifs locaux de mobilisation.

Précarité, bas salaires : ça suffit !

Zéro poste crée à la rentrée 2025, zéro poste crée pour la future rentrée… Refusons d’êtres des pions victimes de l’austérité ! Localement, faut-il attendre des drames pour obtenir des postes d’AED ? Quand les moyens baissent, c’est notre charge de travail qui augmente, et c’est les conditions de scolarité des élèves qui en pâtissent également. 

Avec nos salaires, nous subissons de plein fouet l’inflation et les galères de la vie chère !

Trop souvent nous subissons pression, mépris et chaque fin d’année rime avec peur du non-renouvellement. Nous avons à présent accès au CDI mais n’oublions pas que rien n’oblige les directions à le proposer !

Le 2 juin, envoyons un signal fort : toutes et tous en grève !

Avec la CNT-SO, ensemble, nous revendiquons pour les personnels de vie scolaire :

  • La titularisation sans condition de concours, d’ancienneté ni de nationalité de tous·tes les AED dans un corps de fonctionnaire par la création d’un métier d’éducateur·trice scolaire. (pour celles·ceux poursuivant des études, le retour à un statut « avantageux » d’étudiant·e surveillant·e)
  • L’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale à l’ancienneté ; un salaire minimum à 2200 euros bruts. La grille salariale doit être nationale !
  • L’accès aux primes et indemnités dans les mêmes conditions et aux mêmes montants que ceux fixés pour les autres personnels (notamment l’indemnité REP/REP+) avec rétroactivité.
  • La baisse du temps de travail, pour un temps plein à 32h.
  • Le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique.
  • La création de brigades de remplacement.
  • L’accès à une formation initiale et continue, sur le temps de service.
  • Le droit à la mobilité, inter-académique et intra-académique.
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Contre l’austérité et la militarisation : notre lutte est internationale !

Soutien aux grévistes de l’éducation en Espagne

Depuis plusieurs semaines, des personnels de l’éducation en Espagne, notamment en Catalogne, se mobilisent pour obtenir davantage de moyens face à des années d’austérité, de sous-investissement et de dégradation des conditions de travail. Leur colère est celle d’un secteur abandonné depuis des années par des politiques de coupes budgétaires qui se succèdent depuis les années 2010.

Ces grèves expriment aussi un refus clair d’un modèle de société qui s’enfonce dans la militarisation, la hiérarchie et la restriction des droits sociaux. Les grévistes défendent une autre vision : une école publique, démocratique, émancipatrice, au service des enfants et de la société tout entière.

En Allemagne, le bruit des bottes

En Allemagne également, la jeunesse se mobilise contre le retour du service militaire.

S’il n’est pour l’instant pas obligatoire, la militarisation du pays se fait à marche forcée et les hommes âgés de 17 à 45 ans doivent à présent demander l’autorisation de l’armée avant de quitter le territoire plus de 3 mois.

La Fédération Enseignement/Recherche de la CNT-SO apporte tout son soutien aux grévistes d’Espagne et à leurs revendications. Cette lutte doit servir d’exemple partout en Europe, et en France en particulier.

Comme en Allemagne, nous dénonçons la fuite en avant militaire qui semble être l’unique boussole de nos gouvernements : hausse des crédits alloués à la défense, création d’un nouvel « état d’alerte de sécurité nationale », service national, acculturation des élèves à l’armée, partenariat avec des entreprises comme Safran, journée « découverte dans les casernes », classe défense… ça suffit : l’école n’a pas à participer à l’enrôlement.

Bien que les contextes soient différents d’un pays à l’autre, la lutte contre l’austérité et la militarisation doit être internationale. En soutenant ces luttes pour l’émancipation ailleurs, on renforce les nôtres ici.

Organisons-nous, mobilisons-nous et construisons ensemble une autre société, fondée sur la justice sociale, la solidarité et l’émancipation.

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Austérité, manque de moyens, DHG au rabais, cartes scolaires contractées : la lutte continue !

Depuis plusieurs semaines, dans de nombreux établissements et localités, des grèves et des manifestations s’organisent. Cette mobilisation ne sort pas de nulle part : elle est la conséquence directe d’années de dégradation continue du service public d’éducation dues à des cures d’austérité totalement injustifiées.

Suppressions de postes ou de classes, classes surchargées, manque criant de personnels éducatifs, médico-sociaux et administratifs, conditions d’étude et de travail toujours plus dégradées : la situation est devenue intenable. Et évidemment, la pression est particulièrement intense sur les établissements des quartiers populaires (de nombreux collèges REP et REP+ ont des DHG au rabais).

Dans de nombreuses villes, les personnels se mobilisent et organisent grèves et rassemblements, les lycéen·nes bloquent leurs établissements, descendent dans la rue et posent clairement la question des moyens et des conditions d’enseignement. Le primaire est le plus impacté par les suppressions de postes et prend connaissance après les municipales des cartes scolaires, moteur de nouvelles mobilisations locales.

Dans ce contexte, la CNT-SO Éducation apporte son soutien total à toutes les initiatives locales en cours et à venir. Des journées de grève se construisent à la base dans les établissements ou dans des cadres unitaires locaux dès cette semaine. Il est maintenant temps de porter la question éducative à l’échelle nationale !

Nous appelons à amplifier la dynamique en cours avec une convergence vers le 31 mars : journée nationale de grève dans le primaire et le secondaire qui devra déterminer des suites. Cela passe par la multiplication des assemblées générales dans les établissements, ouvertes à tous·tes les personnels, seules à même de décider démocratiquement des suites du mouvement. Cela passe aussi par la mise en place de coordinations de base, inter-établissements et inter-degrés, pour structurer la mobilisation et construire une réponse collective à la hauteur des attaques.

Nous nous associons aux revendications portées par l’AG des grévistes du 19 mars à Marseille :

  • Annulation des suppressions de postes dans l’Éducation nationale
  • Création massive de postes (enseignants, AED, AESH, personnels médico-sociaux, etc.)
  • Des moyens immédiats pour réhabiliter les établissements (rénovation urgente du bâti, amiante, etc.) et améliorer les conditions de travail et d’étude pour les personnels et les élèves
  • Arrêt des politiques d’austérité dans l’éducation
  • Refus du “choc des savoirs” et des réformes en cours jugées dégradantes pour l’école publique
  • Réaffectation globale des budgets vers l’école plutôt que pour des dépenses militaires
  • Retour d’une véritable politique d’éducation prioritaire avec retour des lycées dans le dispositif

Nous affirmons la nécessité d’une convergence des luttes dans toute l’éducation : de la maternelle à l’université, les problématiques sont liées et doivent être affrontées ensemble. L’intersyndicale éducation doit soutenir sans réserve ces dynamiques de terrain et relayer les initiatives locales.

C’est par la grève, par l’auto-organisation et par l’extension du mouvement que nous pourrons imposer nos revendications. Il est temps d’élargir la lutte, de la renforcer partout et de construire un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le gouvernement.

Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

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Budget austéritaire, moyens insuffisants : la lutte a commencé, généralisons-la !

Encore une fois, le gouvernement n’a qu’une boussole : l’austérité !

                Ça fait des années que ça dure ; à chaque fois, l’angoissante question revient : combien d’heures, de collègues, d’options, de classes va-t-on perdre ? Ici et là, les nouvelles tombent : ici trente élèves par classe en 4ème, là des compléments de service pour des collègues, ailleurs la perte de deux sixièmes. Des collèges classés REP perdent aussi beaucoup d’heures. Cette année, vu le contexte politico-budgétaire, on se doutait bien que le ministère n’allait pas inverser la tendance. Et on n’a pas été déçu·es. Ainsi, à la rentrée de septembre 2026, ce sont 1891 postes d’enseignant·es dans le premier degré qui pourraient être supprimés, et 1365 dans le second degré.

                En se cachant derrière la baisse de la démographie de manière cynique, l’État montre une fois de plus que ses priorités ne sont pas les nôtres, puisque c’était l’occasion de baisser le nombre d’élèves par classe.

                Alors qu’il faudrait investir massivement dans l’éducation, la santé ou la transition énergétique, Emmanuel Macron préfère annoncer la construction d’un nouveau porte-avions et refuse toujours de taxer les plus riches, quand une note de Bercy indique que plus de 13 000 millionnaires n’ont payé aucun impôt sur le revenu en 2024. Or, sans recettes, pas de dépenses possibles, surtout si la Défense militaire sert de prétexte à ruiner les services publics au nom de « l’effort national ».

                Dans l’Éducation nationale, on est habitué·es à devoir faire toujours plus avec moins, et cette fois encore la saignée est claire et nette. Suppressions d’heures, classes supprimées ou surchargées, menaces sur des options et des dispositifs d’accompagnement : voilà ce que signifient concrètement les « arbitrages » budgétaires imposés à l’Éducation nationale. Chaque année, on essaie de limiter la casse, parfois en s’opposant au vote des DHG, en demandant une audience au rectorat, en faisant grève. Cette année, il va falloir lutter davantage : on ne nous en laisse pas le choix. Organisons, à la base, un mouvement d’ampleur pour arracher un plan d’urgence pour l’École !

                Dans ce marasme, fatigué·es par les grèves d’un jour, victimes des changements de cap incessants dus à la discontinuité ministérielle, nous peinons à mettre sur pied le mouvement national que l’enseignement public mérite. Pour preuve : la réforme du collège et ses groupes de niveaux de Gabriel Attal, mesure phare du macronisme, a été définitivement abrogée ce 12 mars. Cette réforme avait suscité la colère et la désapprobation des personnels et des représentant·es des parents d’élèves. Quel épuisement cela aura occasionné !

Localement, les nouvelles sont bonnes : la lutte a commencé ! Généralisons-la !

                À Lyon, à Marseille, en région parisienne, à Poitiers, etc., la lutte a déjà commencé avec des débrayages, des rassemblements, etc. La semaine prochaine, selon différentes modalités, on sera en grève dans de nombreux établissements. Des rassemblements sont organisés dans de nombreuses villes.

                La CNT-SO Éducation et Recherche apporte tout son soutien aux élèves et aux personnels mobilisé·es actuellement, ainsi qu’à celles et ceux qui les rejoindront. Leur combat est celui de toutes et tous : défendre une éducation publique dotée des moyens nécessaires, au service de l’émancipation et non soumise aux logiques d’économie budgétaire.

Mais pour gagner, il est nécessaire d’élargir la mobilisation. Les attaques contre l’école s’inscrivent dans une offensive plus large contre l’ensemble des services publics et contre le monde du travail. Partout, la même logique est à l’œuvre : réduire les dépenses sociales pour préserver les intérêts des plus riches.

                C’est pourquoi la réponse doit être collective et offensive. Nous appelons à développer les assemblées générales, à construire des cadres de lutte inter-établissements et à préparer un élargissement du mouvement. La grève reste notre arme la plus efficace pour imposer un rapport de force face au gouvernement.

Arrachons un plan d’urgence pour l’École !

                Mobilisons-nous pour obtenir plus de moyens et un plan d’urgence pour l’École : de larges moyens supplémentaires en heures-poste, le renforcement de l’éducation prioritaire avec des seuils fixes et le retour des lycées dans celles-ci ; l’embauche massive de titulaires ; la baisse des effectifs par classe (par exemple : 15 élèves par classe en primaire et au collège en éducation prioritaire, 25 au lycée général et technologique, 12 élèves en CAP au lycée pro, etc.) ; le renforcement des dispositifs comme les classes Ulis, UPE2A, les RASED ; des moyens pour la rénovation du bâti et des équipements, etc.

Contre l’austérité et la casse des services publics, organisons la riposte !

Construisons, à la base, un mouvement fort : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

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8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Notre fédération est signataire de l’appel du collectif Grève Féministe.

Appel du collectif Grève Féministe :

Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites, partout dans le monde, les femmes résistent !
Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !
Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation.
Sans les femmes, tout s’arrête !
Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité.
Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

Solidarités internationales

A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan, de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier. Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump. De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.
En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes, celles qui subissent la crise climatique – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

Pas d’instrumentalisation des luttes féministes par l’extrême droite, pas d’extrême-droite dans la rue, pas une voix pour l’extrême droite.

L’Extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes, qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe.
Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papier-es.
Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

De l’argent, il y en a !

A l’heure du financement d’un porte avion de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire.
Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches, le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail.
Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70 % des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont plus d’une famille monoparentale sur 3, vivent sous le seuil de pauvreté. 300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue.
Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.
L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes.

Du travail, un temps de travail, des retraites et des salaires pour vivre et pas survivre

Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.
Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”.

Pour un réel partage du travail domestique !

80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage contre seulement 36 % des hommes.
63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales.
Invisibilisé, dévalorisé, il est loin d’être une question privée. Les tâches qui en découlent font pleinement partie de l’activité économique.
C’est un travail qui participe à produire des biens et des services et qui contribue au bien être des membres du ménage (famille) et va bien au-delà.
Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales.
Le 8 mars, nous appelons à la grève du travail domestique.

Pour plus d’égalité et de justice, plus de services publics !

Le démantèlement des services publics de la santé, de l’éducation, du logement dégradent les conditions de vie des femmes. Les politiques libérales ont privatisé les services publics et contraignent les femmes à compenser les carences auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, des enfants et adultes handicapé-es, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé.
Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants pour en finir avec les crèches privées et de l’autonomie tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4e âge.
Nous exigeons des services publics renforcés : 63% des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.​

Notre corps nous appartient !

47000 femmes dans le monde meurent chaque année d’un avortement clandestin.
Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaire de grossesse qui ont été fermés pour permettre un réel accès à l’IVG sur tout le territoire, le choix de la méthode, et les moyens nécessaires à la hauteur des besoins.
LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités. Nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis.
Nous voulons l’ouverture de la PMA pour toutes !
Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes LGBTQIA+. Nous revendiquons la liberté de vivre son orientation sexuelle.
Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous et la fin des mutilations et traitements hormonaux non consentis sur les personnes intersexes.
Handicapées, nous subissons toutes les violences. Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments.

Stop aux violences sexistes et sexuelles

Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS), soit environ 840 millions de femmes dans le monde.
Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
L’impunité persiste, 1 % des viols sont condamnés.
Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort !
Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre.
Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques, sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme, exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, femmes sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle.
Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme et la marchandisation du corps des femmes.
Nous dénonçons les baisses des subventions aux associations qui luttent contre les VSS et exigeons au moins les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention.

Éduquer à l’égalité, un enjeu majeur , du plus jeune âge à l’Université

Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société et contribuer à les protéger contre les violences sexistes et sexuelles.
Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre.
Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis.
Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés, des formations de lutte contre les VSS…
Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant !
Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école, doit être mis en œuvre.

Nous sommes et resterons mobilisé-es tous les jours contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement et contre l’extrême droite.

Le 8 mars, nous serons en grève féministe et nous manifesterons pour imposer un rapport de force et faire valoir nos revendications.

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AESH en grève le 16 décembre 2025 ! Pour nos salaires et nos conditions de travail, pour un véritable statut : seule la lutte paiera !

La CNT-SO soutient l’appel à la grève initié par les autres organisations syndicales pour le mardi 16 décembre. Arrachons, par la lutte un statut, une augmentation des salaires, de meilleures conditions de travail et le respect des élèves et de leurs familles !

Le mépris des personnels et des élèves ça suffit !

De trop nombreux·euses collègues interviennent sur plusieurs établissements, multiplient les accompagnements. Nous devrions avant tout nous inscrire dans le temps long et sur des lieux bien définis, les établissements scolaires. Accompagner les élèves les plus fragiles c’est un vrai métier et cela nécessite des moyens : nous voulons le retour de l’accompagnement individuel.

Temps partiels subis, salaires de misère, burn-out… Il est temps de dire stop au mépris et à la précarité qui touchent les AESH. Frappé·es comme l’ensemble des travailleur·euses par l’inflation, nos salaires ne nous permettent pas de vivre dignement.

Alors que près de 50 000 élèves en situation de handicap n’avaient pas d’accompagnant à la rentrée 2025 (35% de plus par rapport à 2024), l’austérité impose sa loi et les recrutements sont à l’arrêt. L’inclusion à l’école est une priorité affichée par le ministère : au vu du mépris lancé aux élèves, à leurs familles et aux personnels, nous avons du mal à le croire.

Seule la lutte paie !

Après les mobilisations (notamment par la grève) de ces dernières années, la CDIsation des AESH qui cumulent trois ans d’ancienneté a été obtenue. Ne nous arrêtons pas là ! Il faut continuer le combat pour obtenir un véritable statut de la fonction publique, des salaires dignes et des conditions de travail décentes ! La CNT-SO appelle l’ensemble des personnels à être solidaires et à participer à la grève. Organisons-nous, (ré)activons les caisses de grève !

Avec la CNT-SO, ensemble, nous revendiquons pour les AESH :

  • Un véritable statut de la fonction publique. La titularisation sans condition d’ancienneté, ni de nationalité de tous·tes les AESH.
  • Une augmentation des salaires. La garantie de l’accès aux mêmes primes que les autres personnels (rétroactivité de la prime REP/REP+ depuis 2015).
  • Des créations de postes à hauteur des besoins pour répondre aux enjeux d’une politique pour une école vraiment inclusive. La création de postes de remplacant·es.
  • La garantie d’un temps plein si désiré. Un temps plein équivalent à 24 h d’accompagnement.
  • L’abandon des PIAL/PAS et du principe de mutualisation.
  • Des formations qualifiantes : en initiale, et, par la suite, en continue sur le temps de travail.
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Ah bon, il y a une grève ?

La suppression annoncée de milliers de postes dans l’enseignement, mise en parallèle avec l’augmentation phénoménale des crédits alloués à la défense, est proprement injustifiable. Et si du côté du gouvernement on tente l’argument de la baisse démographique. Nous rétorquons que c’est justement l’occasion de faire baisser le nombre d’élèves par classe !

Le gouvernement est plus prompt à créer un nouveau service militaire que d’abonder un budget conséquent pour l’Education nationale voire à le sabrer davantage.

Augmentation des salaires, titularisation des contractuel·les, fin des subventions, réforme en profondeur de l’éducation prioritaire, renforcement des moyens alloués à la médecine et aux travailleur·euses sociaux scolaires, rénovation du bâti, réforme des rythmes scolaires, fin des politiques d’orientation des élèves basées sur la performance et l’employabilité de la jeunesse, meilleure considération des enseignant·es, titulaires, stagiaires, contractuel·les, etc.

On pourrait continuer comme ça pendant longtemps, tant nos revendications sont constantes, nombreuses et jamais prises en compte ! Chacune d’entre-elles mériterait un mouvement de grève massif et dans la durée.

Et pourtant, nous ne comprenons pas l’appel à la grève pour la journée de mardi 2 décembre, uniquement. Depuis plusieurs années maintenant, l’habitude est prise d’appeler à des journées de grève ponctuelles qui, au fur et à mesure de leur tenue, ont de moins en moins d’impact.

Sur le terrain, tout le monde note l’épuisement, la résignation voire l’agacement des collègues quand ils et elles ont du mal à voir l’issue de ce genre de grève perlée.

L’étendue du désastre et l’urgence de la situation exigent de nous bien plus qu’une grève d’une seule journée sans ambition. L’enseignement public mérite un mouvement d’ampleur, fort et s’inscrivant dans la durée.

Nous ne sommes pas résigné·es !

Aujourd’hui, par manque de référence, ça relèverait presque d’un saut dans l’inconnu, mais en fait ça a déjà été fait ! Ça a fonctionné, et nous disposons de nombreux outils de solidarité permettant de faire vivre une grève sur plusieurs jours (caisses de grèves, rotation des grévistes etc.). C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons !

En ce qui concerne la journée de mardi prochain, il ne sera pas pour autant dit que la CNT-SO s’oppose à un mouvement de grève national… Nous soutenons évidemment les initiatives locales et individuelles car elles permettent malgré tout de faire vivre la mobilisation et de s’organiser sur des problématiques spécifiques. Et qui sait, en se rassemblant, en organisant des assemblées générales… Nous commencerons peut-être à construire un mouvement fort qui a pour vocation à s’inscrire dans la durée !

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2 octobre : bloquons l’austérité ! De la maternelle à l’université : construisons la grève générale !

Sans surprise, Lecornu n’avait rien à dire aux syndicats institutionnels reçus à Matignon le mercredi 24/09. Avec des accords politiciens, il compte maintenir l’essentiel des mesures d’austérité et des reculs sur nos droits dans le budget 2026 (il vient d’évoquer « une diminution de 6 milliards d’euros sur l’Etat et son train de vie ») ! Pour obtenir une vraie rupture avec cette politique d’austérité : seul le rapport de force comptera ! La mobilisation du 10/09 et la grève du 18/09 ont été des réussites. Maintenant, nous devons construire une grève majoritaire et discuter de sa reconduction.

Salaires, conditions de travail des personnels, conditions d’étude des élèves, refus de l’austérité : c’est le même combat !

Depuis des années l’école et l’université subissent des suppressions de milliers de postes, les classes surchargées, les locaux insuffisants ou inadaptés, le manque de personnels AESH, le manque de personnels en vie scolaire, les contrats précaires, la vétusté des locaux, les fermetures brutales de filières dans le supérieur… Les salaires, eux, ne permettent pas de compenser l’inflation. L’austérité on connait et on en a assez ! Les personnels, les élèves et leurs familles, les étudiant·es en ont marre de trinquer ! Inversons la tendance ! Mobilisons-nous contre cette énième cure d’austérité, pour un plan d’urgence pour l’école et l’ESR, pour nos salaires !

Tout se résume à un seul mot d’ordre qui est aussi un choix de société majeur : répartition égalitaire des richesses ! Depuis des années, la sphère patronale et actionnariale est subventionnée par l’argent public (exonérations de cotisations sociales ou fiscales, aides…) des aides estimées à plus de 200 milliards par an !  C’est un hold-up sur la part socialisée des salaires qui impacte le financement de la protection sociale. Ces politiques doivent cesser ! Cet argent, trop longtemps confisqué, doit aussi pouvoir financer les services publics et permettre à ses agent·es de sortir des logiques d’austérité.

De la maternelle à l’université et en lien avec les autres secteurs : tous·tes ensemble faisons valser l’austérité !

C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! De la maternelle à l’université, c’est seulement en arrêtant le travail et en organisant la résistance collective en lien avec les autres secteurs professionnels que nous pourrons mettre en échec ces politiques dont plus personne ne veut. Nos revendications de plans d’urgences pour l’école et l’université, de meilleures conditions de travail et d’augmentation des salaires rejoignent celles de tous·tes les autres travailleur·euses : refus des politiques d’austérité ; hausse générale des salaires, retraites et minimas sociaux ; abrogation des réformes des retraites et de l’assurance chômage ; extension de la protection sociale ; financement des services publics à hauteur des besoins. Organisons-nous pour construire une grève massive et discutons de sa reconduction. Utilisons nos outils de luttes : heures d’info, assemblées générales et caisses de grève ! Ne comptons que sur nous-mêmes !

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Contre l’austérité : préparons la grève du 18 septembre et la suite !

La journée de mobilisation du 10 septembre a été un large succès : plusieurs centaines de milliers de manifestant·es sur tout le territoire, des actions dans les petites, moyennes et grandes villes, des piquets de grève, des débrayages… Continuons de pousser et de mettre la pression, l’étape suivante c’est la construction d’un mouvement de grève qui doit se généraliser pour peser. Préparons la journée du 18 septembre et la suite !

Salaires, conditions de travail des personnels, condition d’étude des élèves, refus de l’austérité : c’est le même combat !
Les restrictions pour les services publics sont visibles : milliers de poste d’enseignant·es supprimés ou non pourvus sur les dernières années, classes surchargées, locaux insuffisants ou inadaptés, manque de personnels AESH, manque de personnels en vie scolaire, contrats précaires, amiante dans les établissements scolaires, majorité des universités en déficit budgétaire, fermetures brutales de filières, pass culture et pass sport amputés… Les salaires, eux, ne permettent pas de compenser l’inflation. L’austérité on connait et on en a assez ! Ce qu’on nous propose pour la suite ne risque pas d’arranger les choses : nous ne nous faisons pas d’illusion, Lecornu est un énième clone, qui mènera la même politique mortifère. Avec lui, les mesures Bayrou vont revenir, en premier lieu les restrictions budgétaires pour l’État et les collectivités et le non-remplacement massif d’agents publics ! Le probable abandon de la mesure sur les jours fériés ne fera pas illusion.
Inversons la tendance ! Mobilisons-nous contre cette énième cure d’austérité, pour un plan d’urgence pour l’école et l’ESR, pour nos salaires !
Tout se résume à un seul mot d’ordre qui est aussi un choix de société majeur : répartition égalitaire des richesses ! Depuis des années, la sphère patronale et actionnariale est subventionnée par l’argent public (exonérations de cotisations sociales ou fiscales, aides…) des aides estimées à plus de 200 milliards par an ! C’est un hold-up sur la part socialisée de nos salaires qui impacte le financement de la protection sociale. Ces politiques doivent cesser !

Le 18 septembre et après : tous-tes ensemble faisons valser l’austérité !
C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! De la maternelle à l’université, c’est seulement en arrêtant le travail et en organisant la résistance collective en lien avec les autres secteurs professionnels que nous pourrons mettre en échec ces politiques dont plus personne ne veut. Le 10 septembre la lutte a été protéiforme : rassemblements, actions, manifestations, grève et piquets… Tout est complémentaire, rien ne doit s’opposer mais tout doit converger ! Il faut maintenant construire la grève, sur la durée, tout en continuant à multiplier les initiatives. Dans notre secteur, construisons la suite en mobilisant nos outils, (assemblées générales, heures d’info syndicale, caisses de grève…).

Non à l’austérité, oui à un plan d’urgence pour l’école et l’université !