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Non à la militarisation de la jeunesse ! Non à la marche à la guerre !

Une nouvelle étape est franchie dans la militarisation de la jeunesse, avec le retour du service militaire, pour l’instant facultatif, qui viendra supplanter le SNU dès septembre 2026. Ce retour de 25 ans en arrière doit se lire dans le contexte mondial guerrier et autoritaire qui voit s’exacerber les tensions entre puissances pour le contrôle des ressources d’un monde épuisé… Nous devons nous y opposer fermement !

Engagez-vous… ?

Pour vendre un militarisme pas franchement populaire, l’argument est toujours celui de la recherche d’engagement et de sens pour la jeunesse, quitte à abuser du marketing et autres promotions par des youtubeurs douteux.

Déjà, en 2018, Emmanuel Macron, qui voulait à tout prix vendre son Service National Universel (SNU) disait qu’« Il ne s’agi[ssait] pas de réinventer le service militaire mais de donner à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel ». Comme si la « jeunesse de France » avait besoin du paternalisme présidentiel pour s’engager au quotidien : luttes féministes, antiracistes, écologistes, contre les inégalités et dans tous les mouvements sociaux actuels !

En réalité, il s’agit d’enrégimenter la jeunesse ! Depuis l’été 2019 nous avons vu le génie à l’œuvre : les volontaires du SNU ont pu faire des pompes, ânonner en chœur le roman national, chanter la Marseillaise en boucle sous un soleil de plomb et jusqu’à la syncope, subir les brimades voire des agressions d’encadrants dont le processus de recrutement demeure encore aujourd’hui mystérieux. Le tout en polo et casquettes uniformes et devant les caméras pour une communication ostensible. Nous l’avons toujours dit : la jeunesse doit bénéficier d’une politique éducative émancipatrice plutôt que d’une mise au pas généralisée.

Retour dans les casernes

Le SNU n’a jamais attiré massivement et on devrait se réjouir de son abandon définitif au lieu de la généralisation prévue. Seulement voilà, 7 ans plus tard, malgré cet échec, le ton se durcit encore, dans un contexte international guerrier. Ce 12 janvier, le gouvernement a lancé sa campagne de recrutement pour un nouveau service national, volontaire, mais surtout militaire. Si le dispositif concernera initialement 3 000 jeunes de 18 à 25 ans, ce sont bien 42 500 personnes qui devront étoffer les rangs des armées sur le territoire national contre une rémunération brute de 800 € bruts, une année de césure et les vœux Parcoursup préservés. Une aubaine cynique misant sur un contexte social dégradé et peu de débouchés pour les jeunes dans un marché du travail violent et inégalitaire. 

L’objectif, d’après un général, est de les « former à réagir dans des situations inconfortables ». Notons ici tout le talent d’euphémisation déployé par le chef d’Etat-major qui optait pourtant pour un tout autre style quand il appelait, non sans créer la sidération, la France à accepter de « perdre ses enfants » quelques semaines auparavant. Avec ce service volontaire, l’État vise surtout à garnir une masse de réserve, dans laquelle ces jeunes seront versés 5 ans, en vue des guerres qui se préparent. On le voit avec l’exemple ukrainien, et comme en 14, les conflits dévorent toujours les hommes et les femmes en masse.

Un projet de soumission pour la jeunesse

Voilà plusieurs années que les gouvernements successifs souhaitent une seule chose pour nos élèves, qu’ils se « tiennent sages », pour faire référence à des policiers qui avaient mis à genoux des lycéens pensant trois heures en leur tenant ces propos, en 2019 lors du premier mouvement social contre la réforme des retraites.

Ils et elles doivent déjà se couler dans le moule de l’employabilité à tout prix et maintenant voilà qu’on les invite fortement à « inscrire leur action dans le cadre d’un groupe organisé, solidaire, solide, où chacun, quels que soient son origine sociale, son parcours personnel, ses opinions, sa religion, évolue sous un même uniforme selon des principes d’égalité, de fraternité, d’équité et où on récompense le mérite ». Qui peut sérieusement penser que le port de l’uniforme annule les inégalités ? Qui peut penser que l’encasernement compensera les mécanismes de dominations capitalistes, sexistes, racistes et néocolonialistes ? Ça n’était pas vrai à l’époque du service militaire, ce ne sera toujours pas le cas avec sa version « light ». D’ailleurs, depuis 2021, parmi le millier d’engagés qui désertent par an, beaucoup révèlent devant les tribunaux les maltraitances et brimades qu’ils n’ont pas supportées. L’armée est aussi une machine à broyer ses propres « enfants ». Par ailleurs, la porosité avec les idées d’extrême-droite se révèle car d’anciens militaires français s’enrôlent auprès de néo-nazis sur le front Ukrainien.

Militaires hors de nos vies !

Le service national joue à fond le jeu du patriotisme, de la militarisation des corps et des esprits. Plus largement, c’est toute la militarisation de notre quotidien que nous rejetons.

Le gouvernement met ainsi en place une véritable économie de guerre en faveur du complexe militaro-industriel. Entre 2017 et 2025 le budget de la Défense a été augmenté d’environ 20 milliards (budget de 50 milliards en 2025) et l’objectif est de 67 milliards pour 2030. 

Cette course à la militarisation fait aussi écho au martèlement de tout un vocabulaire martial autour du « réarmement », notamment démographique. Les femmes devraient leur corps à la nation et ces politiques natalistes autoritaires reprennent d’ailleurs les idées d’extrême-droite. Le retour du service, abandonné en 1996, vise à habituer la société à l’idée de guerre. Les milliards qui pourraient servir à financer la santé ou l’éducation vont dès lors dans les poches de l’industrie d’armement et justifient l’effort de guerre à fournir et la baisse du budget des services publics.

Aller en classe oui, faire ses classes, non ! 

Il est absolument hors de question que nous nous fassions les relais de cette propagande. Il est déjà insupportable d’imposer à nos élèves des classes défense et sécurité et d’entendre les discours va-t-en-guerre virilistes et pseudo-égalitaires de gradé·es aux classes de 3ème. Il est insupportable d’assister aux dispositifs divers liées à l’armée, comme « Elles bougent », un partenariat avec Safran, le vendeur d’armes. 

Ce conditionnement progressif accompagne une véritable stratégie de l’Éducation nationale et monte d’un cran. Un guide est paru en décembre 2025 et s’intitule : « Acculturer la jeunesse à la défense ». Il est donc clair que l’école est devenue un relais de l’armée et s’engage dans ce guide à en faire la promotion. Nous exigeons l’annulation de ce guide. 

Nous refusons que les élèves soient conditionné·es à cette militarisation et à ce conditionnement idéologique. Nous défendons le droit à nos élèves d’être protégé·es des idéologies martiales portées par le complexe militaro-industriel qui structurent notre système capitaliste. 

L’école doit former à l’esprit critique et ne servir aucune idéologies guerrières. Elle doit permettre l’égalité et l’émancipation, grâce à des contenus critiques et une pédagogie transformatrice. 

Nous appelons les collègues à se réunir et à s’opposer à tous les dispositifs de conditionnement des élèves à l’armée. L’école doit construire un cadre protecteur des influences réactionnaires et autoritaires diverses.

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !

Ce combat dans l’école et pour la jeunesse, ne peut être déconnecté du contexte global. Les rivalités économiques et tensions géopolitiques ne cessent de monter, tout comme les idéologies nationalistes et fascisantes. Le « grand jeu » de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales nous pousse vers une marche à la guerre qui semble inéluctable… Ce n’est pas une fatalité ! Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États ! Dans cet état d’esprit, nous travaillons en relation avec les organisations ouvrières qui partagent ce projet émancipateur à travers le monde. Rejoignez-nous !

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Plateforme de la Fédération Unifiée de l’Enseignement et de la Recherche de la CNT-SO

L’école que nous portons est celle d’une société débarrassée des rapports de domination, ouverte, égalitaire et émancipatrice : rejoignez-nous et construisons-la ! Entre revendications immédiates et projet de transformation globale, voici la plateforme revendicative de la CNT-SO.

1. Pour une école publique émancipatrice et solidaire, pour une école autogestionnaire

Face à des décennies de politiques libérales qui ont creusé les inégalités, dégradé les conditions de travail et rendu l’école toujours plus autoritaire et sélective, la CNT-SO affirme un projet clair : reconstruire une école et un enseignement supérieur publiques réellement émancipateurs, solidaires et égalitaires, portés par l’action collective des travailleuses et travailleurs de l’éducation, les élèves et les familles, les étudiant·es.

Nous dénonçons tous les dispositifs de partenariat avec l’armée et la police. Nous dénonçons également toutes les tentatives de l’extrême-droite et des courants réactionnaires, nationalistes, obscurantistes de faire main basse sur l’école.

Nous ne voulons plus d’une école où l’autoritarisme et les hiérarchies sont les normes : nous imaginons une école dispensant des savoirs polytechniques, autogestionnaire, fonctionnant suivant les principes de gestion collective, de coopération, de rotation des tâches.

2. Une école pour toutes et tous : égalité, gratuité et inclusion

Nous défendons une école affranchie de la logique de tri social et de concurrence. Cela implique la gratuité réelle de la maternelle à l’université, le renforcement de l’éducation prioritaire, la fin des financements publics au privé et des politiques ségrégatives, ainsi que des moyens massifs pour l’inclusion, la lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles. Nous voulons des formations dégenrées, ouvertes et émancipatrices, qui combattent activement les stéréotypes et les dominations.

3. Un plan d’urgence pour l’école et la recherche publiques

Dans l’immédiat, nous exigeons un plan d’urgence pour refonder l’école et l’université : baisse des effectifs par classe, créations massives de postes titulaires dans tous les métiers, ouverture d’établissements adaptés aux enjeux sanitaires et environnementaux, rénovation ambitieuse du bâti, développement des dispositifs UPE2A et ULIS. Nous refusons que l’organisation scolaire réponde à une logique comptable et que les variations démographiques servent de prétexte à réduire l’offre d’éducation.

4. Mettre fin à la casse du service public d’éducation

Nous revendiquons l’abandon des réformes libérales qui détruisent l’enseignement public : réforme du lycée, transformation de la voie pro, « choc des savoirs », autonomisation des universités. Nous exigeons la suppression de Parcoursup et de la sélection à l’université, ainsi que la garantie pleine et entière de la liberté pédagogique. Nous combattons l’obsession évaluative qui impose des pratiques uniformisées. Nous affirmons au contraire l’importance des pédagogies coopératives, critiques et émancipatrices, articulées à une formation continue ambitieuse et libérée des logiques de compétition. Nous refusons la marchandisation de l’éducation et l’emprise du secteur privé sur elle, notamment dans le cadre de l’actuelle fuite en avant du tout numérique.

5. Améliorer les conditions de travail et lutter contre la précarité

Nous portons un ensemble de revendications essentielles pour l’ensemble des personnels : réduction du temps de travail à 30 heures, hausse générale des salaires, indexation sur l’inflation, égalité salariale entre les femmes et les hommes, fin des primes individualisées et suppression des heures supplémentaires imposées. Dépassant ces revendications immédiates, la CNT-SO se positionne pour une augmentation progressive des salaires pour atteindre la fin des inégalités salariales. Nous défendons la titularisation immédiate et sans condition de concours, d’ancienneté ou de nationalité de tous les personnels précaires, la création d’un corps d’AESH, la reconnaissance d’un métier d’éducateur·trice scolaire pour les personnels de vie scolaire, et la fin des externalisations qui privatisent des services essentiels.

6. Construire un syndicalisme de lutte, autogestionnaire et révolutionnaire !

La CNT-SO affirme que seules l’organisation et la lutte collectives paient ! Face au management toxique, aux pressions et à la répression, nous devons faire vivre un syndicalisme horizontal : refus du corporatisme (pour un syndicalisme d’industrie : on bosse ensemble, on lutte ensemble, quel que soit le métier ou le statut !), assemblées générales souveraines, défense collective, solidarité active, accompagnement des collègues les plus précaires. Nous refusons la cogestion et considérons la lutte des travailleuses et travailleurs comme seule capable de révolutionner la société : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons, c’est nous qui pouvons changer les choses !

Changer l’Ecole, pour un monde meilleur : construisons ensemble un projet de société émancipateur basé sur l’égalité économique et sociale réelle, la démocratie directe, la gestion collective de la production et de sa répartition, des services. Un monde meilleur, débarrassé du capitalisme et ses ravages sur l’environnement et sur nos vies.

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Ah bon, il y a une grève ?

La suppression annoncée de milliers de postes dans l’enseignement, mise en parallèle avec l’augmentation phénoménale des crédits alloués à la défense, est proprement injustifiable. Et si du côté du gouvernement on tente l’argument de la baisse démographique. Nous rétorquons que c’est justement l’occasion de faire baisser le nombre d’élèves par classe !

Le gouvernement est plus prompt à créer un nouveau service militaire que d’abonder un budget conséquent pour l’Education nationale voire à le sabrer davantage.

Augmentation des salaires, titularisation des contractuel·les, fin des subventions, réforme en profondeur de l’éducation prioritaire, renforcement des moyens alloués à la médecine et aux travailleur·euses sociaux scolaires, rénovation du bâti, réforme des rythmes scolaires, fin des politiques d’orientation des élèves basées sur la performance et l’employabilité de la jeunesse, meilleure considération des enseignant·es, titulaires, stagiaires, contractuel·les, etc.

On pourrait continuer comme ça pendant longtemps, tant nos revendications sont constantes, nombreuses et jamais prises en compte ! Chacune d’entre-elles mériterait un mouvement de grève massif et dans la durée.

Et pourtant, nous ne comprenons pas l’appel à la grève pour la journée de mardi 2 décembre, uniquement. Depuis plusieurs années maintenant, l’habitude est prise d’appeler à des journées de grève ponctuelles qui, au fur et à mesure de leur tenue, ont de moins en moins d’impact.

Sur le terrain, tout le monde note l’épuisement, la résignation voire l’agacement des collègues quand ils et elles ont du mal à voir l’issue de ce genre de grève perlée.

L’étendue du désastre et l’urgence de la situation exigent de nous bien plus qu’une grève d’une seule journée sans ambition. L’enseignement public mérite un mouvement d’ampleur, fort et s’inscrivant dans la durée.

Nous ne sommes pas résigné·es !

Aujourd’hui, par manque de référence, ça relèverait presque d’un saut dans l’inconnu, mais en fait ça a déjà été fait ! Ça a fonctionné, et nous disposons de nombreux outils de solidarité permettant de faire vivre une grève sur plusieurs jours (caisses de grèves, rotation des grévistes etc.). C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons !

En ce qui concerne la journée de mardi prochain, il ne sera pas pour autant dit que la CNT-SO s’oppose à un mouvement de grève national… Nous soutenons évidemment les initiatives locales et individuelles car elles permettent malgré tout de faire vivre la mobilisation et de s’organiser sur des problématiques spécifiques. Et qui sait, en se rassemblant, en organisant des assemblées générales… Nous commencerons peut-être à construire un mouvement fort qui a pour vocation à s’inscrire dans la durée !

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Contre l’austérité : préparons la grève du 18 septembre et la suite !

La journée de mobilisation du 10 septembre a été un large succès : plusieurs centaines de milliers de manifestant·es sur tout le territoire, des actions dans les petites, moyennes et grandes villes, des piquets de grève, des débrayages… Continuons de pousser et de mettre la pression, l’étape suivante c’est la construction d’un mouvement de grève qui doit se généraliser pour peser. Préparons la journée du 18 septembre et la suite !

Salaires, conditions de travail des personnels, condition d’étude des élèves, refus de l’austérité : c’est le même combat !
Les restrictions pour les services publics sont visibles : milliers de poste d’enseignant·es supprimés ou non pourvus sur les dernières années, classes surchargées, locaux insuffisants ou inadaptés, manque de personnels AESH, manque de personnels en vie scolaire, contrats précaires, amiante dans les établissements scolaires, majorité des universités en déficit budgétaire, fermetures brutales de filières, pass culture et pass sport amputés… Les salaires, eux, ne permettent pas de compenser l’inflation. L’austérité on connait et on en a assez ! Ce qu’on nous propose pour la suite ne risque pas d’arranger les choses : nous ne nous faisons pas d’illusion, Lecornu est un énième clone, qui mènera la même politique mortifère. Avec lui, les mesures Bayrou vont revenir, en premier lieu les restrictions budgétaires pour l’État et les collectivités et le non-remplacement massif d’agents publics ! Le probable abandon de la mesure sur les jours fériés ne fera pas illusion.
Inversons la tendance ! Mobilisons-nous contre cette énième cure d’austérité, pour un plan d’urgence pour l’école et l’ESR, pour nos salaires !
Tout se résume à un seul mot d’ordre qui est aussi un choix de société majeur : répartition égalitaire des richesses ! Depuis des années, la sphère patronale et actionnariale est subventionnée par l’argent public (exonérations de cotisations sociales ou fiscales, aides…) des aides estimées à plus de 200 milliards par an ! C’est un hold-up sur la part socialisée de nos salaires qui impacte le financement de la protection sociale. Ces politiques doivent cesser !

Le 18 septembre et après : tous-tes ensemble faisons valser l’austérité !
C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! De la maternelle à l’université, c’est seulement en arrêtant le travail et en organisant la résistance collective en lien avec les autres secteurs professionnels que nous pourrons mettre en échec ces politiques dont plus personne ne veut. Le 10 septembre la lutte a été protéiforme : rassemblements, actions, manifestations, grève et piquets… Tout est complémentaire, rien ne doit s’opposer mais tout doit converger ! Il faut maintenant construire la grève, sur la durée, tout en continuant à multiplier les initiatives. Dans notre secteur, construisons la suite en mobilisant nos outils, (assemblées générales, heures d’info syndicale, caisses de grève…).

Non à l’austérité, oui à un plan d’urgence pour l’école et l’université !

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De la maternelle à l’université : tous·tes ensemble pour faire valser l’austérité !

Après 2025, le gouvernement a préparé une deuxième année d’austérité avec un plan d’économie de près de 45 milliards pour 2026 et de multiples annonces contre nos droits. 

Au même titre que l’ensemble des travailleur·euses, nous serions encore largement impacté·es par ce projet :   

– augmentation du temps de travail : suppression de deux jours fériés ;

année blanche pour les prestations sociales, les retraites et les salaires des agents publics (gel du point d’indice) qui ne seront pas revalorisés quel que soit l’inflation. Le barème des impôts sera aussi gelé entraînant une hausse mécanique aux marges des tranches d’imposition ; 

– attaques sur les malades : soins toujours plus chers (doublement des franchises médicales, restrictions sur la prise en charge des affections de longue durée dans un contexte plus large de réduction d’aide aux personnes en situation de handicap. 

nouvelles restrictions des droits à la protection contre le chômage.

A ces mesures individuelles, s’ajoutent des mesures structurelles qui nous toucherons tout autant avec la baisse du budget de l’État et des collectivités impliquant moins de services publics pour toutes et tous !

3000 emplois publics seraient supprimés en 2026 dont on ne connaît pas encore la part dévolue à notre secteur. Encore plus grave, l’objectif est fixé de ne pas remplacer 1/3 des départs en retraite à partir de 2027. Rappelons-nous des années Sarkozy avec cette même politique de destruction systémique d’emplois publics et son effet délétère sur les conditions d’enseignement et de travail ! 

En apparence, le budget de l’Éducation Nationale est annoncé stable mais en réalité, avec la nécessité de financer des augmentations structurelles (comme l’avancement des personnels), cela nous promet d’aggraver les contraintes budgétaires que nous connaissons déjà dans nos établissements. L’austérité qui frappe les collectivités de rattachement a aussi forcément des conséquences néfastes sur le fonctionnement des établissements. 

Du côté de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la situation des universités est catastrophique : fermetures de formations, contrats précaires et suppressions de postes pour les personnels, précarité étudiante qui s’aggrave d’année en année.

L’austérité a des conséquences concrètes au quotidien  :  contraintes sur l’équipement, l’entretien du bâti, retards sur les investissements nécessaires (notamment pour adapter les établissements scolaires aux changements climatiques) ; réduction de la politique culturelle ;  diminution des financements pour les projets,  actions de prévention ou activités pédagogiques (y compris obligatoires comme l’Éducation à la Vie affective et à la sexualité, l’égalité filles-garçons ou la prévention contre le harcèlement scolaire)…

Et pourtant, de l’argent il y en a… Depuis des années, la sphère patronale et actionnariale est subventionnée par l’argent public (exonérations de cotisations sociales ou fiscales, aides…), des aides estimées à plus de 200 milliards par an par un récent rapport sénatorial !  Ce hold-up qui impacte le financement des services publics et de la protection sociale doit cesser !

Tous·tes ensemble faisons valser l’austérité !

N’oublions pas les leçons de l’an passé après la chute de Barnier. Pour défendre nos intérêts, il faut se mobiliser sans attentisme, quel que soit l’avenir de Bayrou ou de n’importe quel gouvernement. 

C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! De la maternelle à l’université, c’est seulement en arrêtant le travail et en organisant la résistance collective en lien avec les autres secteurs professionnels que nous pourrons mettre en échec ces politiques dont plus personne ne veut. 

Mais comme un mouvement social ça ne tombe pas du ciel et que la stratégie des traditionnelles « grosses journées de grève » perlées n’est guère efficace, il va falloir entreprendre un travail de remobilisation par la base. 

La CNT-SO soutient et appelle à renforcer toutes les initiatives de lutte prises par le mouvement social et syndical pour contrer l’austérité, à partir du 10 septembre.  Cette première date, a émergé initialement des réseaux et est aujourd’hui reprise par diverses structures syndicales, politiques ou des collectifs locaux. Cela peut être le point de départ d’actions interprofessionnelles à coupler au mouvement à construire dans notre propre secteur. Allons sur tous les terrains, pour construire un rapport de force efficace !

Construisons la lutte sur des bases revendicatives claires et unifiantes : refus des politiques d’austérité et défense des services publics, refus des politiques réactionnaires et sélectives à l’école et dans le supérieur, amélioration des conditions de travail et hausse des salaires.

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Grève le 13 mai – Austérité, casse de l’école et des services publics : donnons-nous les moyens d’inverser la tendance !

La CNT-SO relaie l’appel à la grève dans la fonction publique le 13 mai. Austérité, manque de moyens, réformes néfastes : les raisons de se mobiliser sont nombreuses. Nous pensons néanmoins que les personnels auraient tout intérêt à repenser les stratégies de lutte.

Mobilisons-nous contre la casse des services publics !

Le gouvernement prévoit une coupe budgétaire (à la tronçonneuse) de 40 milliards d’euros pour l’année prochaine. Où trouver l’argent ? Dans les poches des travailleur·euses apparemment, puisque les agent·es de la fonction publique doivent encaisser une baisse de l’indemnisation des congés maladie ordinaires et la suppression de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA).

Plus d’austérité, des salaires indignes, des métiers de moins en moins attractifs, toujours plus de précarité pour les contractuel·les : les conditions de travail des agent·es de la fonction publique ne risquent pas de s’améliorer, les services publics ne risquent pas de répondre correctement aux besoins des usagers et usagères ! Il faut inverser la tendance et se mobiliser.

Concernant notre secteur, la casse de l’école publique se poursuit : la carte scolaire annoncée pour la rentrée 2025-2026 prévoit 5000 fermetures de classes et 470 suppressions de postes dans le premier degré. Manque de moyens, réformes maltraitantes, »Choc des savoirs » (même édulcoré), etc., les raisons sont nombreuses pour que le secteur de l’éducation se mobilise.

L’enseignement supérieur et la recherche voient leur budget amputé de plusieurs centaines de millions d’euros alors que le service public de l’ESR est sérieusement menacé par la politique libérale du gouvernement (acte II autonomie des universités, COMP100%).

Le gouvernement n’a qu’un seul cap, celui de l’austérité, et pourtant, des moyens il y en a, les appels au réarmement le prouvent. Lorsqu’il s’agit de prendre des postures martiales l’État sait parfaitement où trouver les recettes nécessaires. Nous savons où chercher nous aussi afin de renforcer nos services publics : dans la rente capitaliste.

Si la CNT-SO partage les revendications des autres organisations :

– suppression de tout jour de carence

– suppression de la baisse de l’indemnisation du congé maladie ordinaire

– rétablissement de la GIPA, revalorisation du point d’indice

– création massive de postes de titulaires et renforcement des services publics avec un maillage territorial fort

– retraite à 60 ans

…nous divergeons sur la stratégie à adopter pour obtenir satisfaction.

Quelle stratégie pour gagner ?

Le 5 décembre 2024, la grève avait été une réussite dans notre secteur, nous avions de bonnes cartes en main et il aurait fallu pousser pour gonfler la mobilisation et amplifier le rapport de force. Mais depuis on enchaîne les appels plus ou moins vagues à des « journées d’action ». C’est un travail de longue haleine mais il faut réussir à convaincre nos collègues qu’un seul jour de grève ne suffira pas.

La réponse du mouvement social aux politiques austéritaires et réactionnaires doit toujours être autonome et ne doit pas tomber dans le légitimisme ou l’attentisme institutionnel. Il ne doit pas non plus courir sans cesse après les partis de gauche : ne comptons que sur nous-mêmes ! C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons : sur nos lieux de travail organisons-nous, (ré)activons nos outils de luttes (assemblées générales, caisses de grève…) et construisons la mobilisation à la base. Un mouvement fort et unitaire sera nécessaire dès la rentrée prochaine !

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Contre la casse de l’école publique et les politiques austéritaires : mobilisons-nous !

La casse de l’école publique se poursuit !

Les mesures budgétaires imposées par ce gouvernement qui a pour cap l’austérité constituent une véritable saignée pour l’école publique. Et les 40 milliards « d’efforts » dernièrement demandés font craindre le pire. 

La carte scolaire annoncée pour la rentrée 2025-2026 prévoit 5000 fermetures de classes et 470 suppressions de postes dans le premier degré. Le gouvernement se justifie avec l’argument de la baisse démographique. Nous proposons, justement, de profiter de cette baisse démographique dans certains départements pour baisser les effectifs par classe. Par austérité encore, le Ministère met fin au régime dérogatoire de direction mis en place depuis 1982 à Paris. Et pourtant des moyens il y en a, les appels au réarmement le prouvent. Lorsqu’il s’agit de prendre des postures martiales l’État sait parfaitement où trouver les recettes nécessaires. Nous savons où chercher nous aussi afin de renforcer nos services publics : dans la rente capitaliste.

Le tri social et scolaire… dès la maternelle ?

Le gouvernement persiste dans sa politique éducative réactionnaire. La mise en place de groupes de niveaux au collège (parution au Journal officiel au début du mois d’avril), sous couvert d’améliorer les apprentissages, ne fait que renforcer le tri social et scolaire. Partout où cela s’est mis en place, c’est un constat d’échec pour les équipes et les élèves. Au détour d’une interview, Élisabeth Borne, propose désormais de sensibiliser les enfants à leur orientation professionnelle dès la maternelle, mais pourquoi pas avant de naître tant qu’on y est ? L’enfance semble jetée en pâture : affaire Bétharram, Aide sociale à l’enfance sans moyens… Lorsqu’il ne s’agit pas de leur progéniture, les dominant·es n’auront jamais de pitié pour la jeunesse qu’elle souhaite soumise et dominée. Pour nous, l’école publique doit offrir un cadre protecteur et émancipateur et non pas autoritaire et inégalitaire ! 

Organisons-nous, mobilisons-nous !

Pour stopper la destruction de l’école publique, pour contrer les politiques austéritaires, la casse de nos métiers et les réformes qui brutalisent élèves, familles, usager·ères et personnels, pour des salaires et des conditions de travail dignes, pour des moyens à hauteur des besoins… Mais un seul jour de grève ne suffira pas. Dans nos services, dans nos salles de profs, organisons nous, (ré)activons nos outils de luttes (assemblées générales, caisses de grève…). N’attendons pas que des appels à des journées d’actions plus ou moins vagues tombent du ciel. Il faut construire la mobilisation à la base ! Par exemple, les personnels des Bouches-du-Rhône s’organisent pour « Plan d’urgence dans le 13 » avec une (première) journée de grève le lundi 28 avril. 

L’école et les services publics, déjà très fragilisés, sont en grand danger si ses défenseurs et défenseuses ne réagissent pas : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons et certainement pas la minorité séparatiste qui déteste le partage ! Construisons l’unité qui permettra d’inverser la tendance !

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C’est quand la prochaine grève ?

Nous voilà guère plus avancé·es qu’en décembre dernier : avec Bayrou et Borne aux manettes, la descente aux enfers va continuer pour les personnels et usager·ères de l’Éducation ! La seule perspective pour ne pas subir va être de reprendre le chemin d’une mobilisation massive comme l’avait laissé envisager la journée réussie du 5 décembre.

L’essentiel des attaques sur nos droits et autres mesures austéritaires sont toujours là, malgré des reculs gouvernementaux :

  – Attaques sur nos revenus et la protection sociale : indemnisation des arrêts maladie de courte durée porté à 90%, gel du point d’indice et non-reconduction de la prime GIPA pour la 2ème année consécutive. 

Budget d’austérité.  Le gouvernement a renoncé à la suppression de 4000 postes d’enseignant·es mais, ce fruit de notre mobilisation a été détourné dans un marchandage politicien permettant l’adoption d’un budget austéritaire sans précédent avec une coupe de 34 milliards d’euros dans les dépenses publiques (24 milliards pour l’État, 2 milliards pour les collectivités territoriales et 8 milliards pour la Sécurité sociale).

Dans l’éducation, cela se traduit par la perte de 470 ETP enseignant dans le 1er degré et des créations insuffisantes dans le second degré (324 ETP enseignant) au regard des besoins. Le budget est en baisse de 50 millions avec probablement une fin d’année « à l’os » comme nous venons de connaître en 2024. Par ricochet, l’austérité sur nos collectivités de rattachement aura aussi un impact (bâti scolaire, entretien, action culturelle…). 

La politique éducative inégalitaire et réactionnaire continue :

La résistance (même passive) des personnels en collège, tout autant que la réalité, ont mis un sérieux coup de frein aux mesures du « choc des savoirs ». Les groupes de niveaux ne seront pas étendus en 4° et 3°, le brevet ne sera pas un couperet pour l’orientation. Il reste à abattre désormais ce qu’il reste de ces dispositifs auxquels nous avons toujours été opposé·es, tout comme les réformes de l’ère Blanquer qui nous pourrissent la vie au quotidien (Parcours sup’, réforme des lycées, réorganisation de la term voie pro…). Il est temps de reprendre le chemin pour une école émancipatrice qui permette d’accompagner et former tous·tes les élèves sans exclusion(s) !

Seule la lutte paiera !

C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! C’est seulement en arrêtant le travail et en organisant la résistance collective en lien avec les autres secteurs professionnels que nous pourrons mettre en échec ces politiques dont plus personne ne veut. 

Mais comme un mouvement social, ça ne tombe pas du ciel et encore moins du siège des directions syndicales, il va falloir entreprendre un travail de re-mobilisation par la base. A ce titre, la CNT-SO apporte son soutien à toutes les initiatives de lutte prises localement, comme l’appel à la grève du premier degré pour le 11 février sur Paris.

Construisons la lutte sur des bases revendicatives claires et unifiantes : refus des politiques d’austérité et défense des services publics, refus des politiques réactionnaires et sélectives à l’école, amélioration des conditions de travail et hausse des salaires.

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Pass culture coupé: encore une décision cynique et brutale !

Vendredi, un vent de panique a peu à peu envahi les établissements scolaires : la part collective du pass culture est en effet brutalement coupée d’ici la fin de l’année scolaire, car l’Etat a décidé d’en récupérer une partie. En effet le budget prévu était de 97 millions, il a été décidé sous la pression de la Cour des comptes qu’il n’y aurait plus que 72 millions et encore, il faudra attendre septembre où 22 millions seront à disposition. Et ce, sans crier gare. 

Cela implique donc que de nombreux projets mis en place par les équipes enseignantes et les référent.es culture tombent à l’eau. En bout de chaine, c’est aussi une déflagration pour le secteur culturel déjà impacté par des politiques d’austérité. 

La part collective du pass culture sert à financer des projets culturels, artistiques, mémoriels dans les établissements mais aussi au sein de structures culturelles. Les budgets des établissements étant déjà très contraints et les dotations diverses très diminuées, les collectivités territoriales ayant réduit leur part culturelle, des projets sont purement abandonnés. 

Les élèves déjà éloigné.es des centre-villes et de la culture légitime de par leur origine sociale ou géographique, comme celles et ceux de REP ou de milieux ruraux sont particulièrement touché.es. 

C’est une gestion brutale et autoritaire encore une fois de l’Education nationale qui survient là. Rappelons-le, c’est une question d’émancipation par la culture et d’ouverture d’esprit qui est ici remise en cause, c’est une démocratisation culturelle qui est entravée et des élèves qui en sont privés. 

C’est aussi un mépris des équipes pédagogiques et des enseignant.es qui ont dû prendre du temps pour monter des projets pour leurs élèves et pour comprendre l’usine à gaz de la plateforme numérique Adage. Cette plateforme a privatisé l’accès à de l’argent public, a généré des profits pour son propriétaire et a été ouverte sans politique culturelle claire ni démocratique. Il aurait fallu allouer des budgets fléchés aux établissements scolaires dans le cadre de l’autonomie. Encore une riche idée libérale de Macron lancée en 2021. 

Par ailleurs, dans une trumpisation inquiétante, la ministre de la culture a annoncé que l’un des spectacle son et lumière du Puy du Fou était lui éligible au pass culture. C’est scandaleux. Le copinage et la collusion sont ici à l’oeuvre, car Macron n’a jamais caché son soutien à cette entreprise issue des milieux très conservateurs catholiques vendéen. C’est bien révélateur : la culture commune et sa démocratisation sont réduites à peau de chagrin, mais le divertissement clinquant, anti-révolutionnaire et réactionnaire est lui « open bar ». 

Face à cet énième mépris, mobilisons-nous ! 

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Actualités - Luttes Premiere Page Santé et sécurité au travail

Stage intersyndical: Agir contre l’amiante dans l’Éducation Nationale

Après avoir respectivement organisé des stages sur la question de l’amiante, les syndicats CNT-SO Éducation 13 , SUD éducation 13, CGT-Educ’action 13 et la FSU-SNUipp13 proposent une nouvelle vague de formation et de lutte contre l’amiante en organisant un nouveau stage le 7 Mars 2025 à Marseille afin de répondre aux préoccupations légitimes des personnels. Ce stage sera co-organisé avec l’Association des Victimes de l’Amiante dans l’Éducation Nationale (AVALE 13).

D’ici à 2025, l’amiante pourrait provoquer 100 000 morts en France. Mais combien parmi les personnels de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche ? Entre 1998 et 2017, au moins 20 personnels contractent un mésothéliome pleural par an (source : Santé Publique France). Ce chiffre est largement minoré par la sous-déclaration des maladies provoquées par l’amiante, qui de surcroît se déclenchent après des dizaines d’années de latence. Et surtout le risque n’est pas pris en compte et l’Éducation Nationale comme les collectivités territoriales s’assoient régulièrement sur leurs obligations légales. Quelques données montrent que le sujet de l’amiante a toutes les caractéristiques de la bombe à retardement sanitaire :

  • En 2016, 85% des écoles et établissements scolaires ont été construits avant 1997, date de l’interdiction de l’amiante en France et sont donc concernés par ce risque.
  • 1/3 des établissements les Dossiers Techniques Amiante (DTA), pourtant obligatoires, ne sont pas présents. Parmi les 70 % des écoles et établissements où ce dossier existe, 40% n’étaient pas actualisés depuis 2013.
  • Dans ces écoles et établissements, 80% de lycées professionnels, 77% des lycées généraux et technologiques, 73 % des collèges et 38 % des écoles contiennent toujours de l’amiante.
  • Si les travaux de désamiantage ne sont pas faits, il y a pire encore : quand d’autres travaux sont effectués, il n’y aucune prise en compte de l’amiante alors même que les travaux la rende volatile et exposent personnels et élèves. Or, souvent, les Repérages Avant Travaux pourtant eux aussi obligatoires, ne sont pas effectués ou sont parcellaires. Là encore, lorsqu’ils sont présents, nous n’avons aucune assurance qu’ils soient réalisés par un organisme compétent.

Il est donc particulièrement important que les personnels mais aussi les usager-es s’emparent de cette question et imposent à l’administration de l’Éducation Nationale et des collectivités locales de mettre en place une vraie politique de prévention sanitaire sur le sujet. Face à l’amiante dans l’Éducation Nationale, il est urgent d’agir.

Programme provisoire (plus d’info à venir) :

  • Amiante du produit miracle au scandale sanitaire
  • Comment savoir s’il y a de l’amiante dans mon établissement ?
  • Comment obtenir le DTA de mon école ou établissement ?
  • Comment lire un DTA ?
  • Pourquoi m’informer et informer sur la présence de l’amiante ?
  • Que faire face à une maladie liée à l’amiante ?
  • Comment agir collectivement et syndicalement dans l’Éducation Nationale ?
  • Atelier d’étude et d’analyse des DTA des participant-es au stage

IMPORTANT : date limite de demande de congé pour formation syndicale : le 7 février 2025.

INSCRIPTIONS:

Pour s’inscrire, deux étapes :

1- Je m’inscris auprès du syndicat en remplissant le formulaire en cliquant sur le lien suivant : formulaire d’inscription

2- J’envoie ma demande de congé de formation auprès de la hiérarchie, DASEN pour le 1er degré ou Recteur pour le 2nd degré. Des modèles à compléter sont disponibles en pièce-jointe de cet article.