Mardi 3 février, une enseignante a été victime d’une attaque au couteau sur son lieu de travail, poignardée à plusieurs reprises, elle est dans un état grave. Nous exprimons tout notre soutien à cette enseignante, sa famille, ses proches ainsi qu’aux élèves qui ont assisté à la scène, au personnel de l’établissement.
Cette attaque au couteau d’une extrême violence est la sixième en un an, dans des établissements scolaires. A chaque fois l’auteur est un garçon et la victime, une fille ou une femme.
Si les profils et les motivations des auteurs sont différents, on peut s’interroger sur l’influence des contenus masculinistes misogynes et violents en accès libre en ligne et sur leur impact : 17 % des jeunes hommes de de plus de 15 ans adhèrent en effet à cette idéologie violente. On peut aussi s’interroger sur le fait qu’il avait parlé de son intention à des camarades et qu’il collectionnait des couteaux. Ces armes blanches faciles d’accès ont bien souvent une dimension viriliste.
Nous dénonçons aussi le fait que, trop souvent, dans les établissements et les enseignants et enseignantes sont laissées seules face à des situations problématiques. Après un drame, on s’aperçoit souvent qu’il y avait eu des alertes.
Les politiques d’austérité ont fragilisé l’ensemble des établissements scolaires, nous en payons le prix et le mal-être des jeunes ne fera qu’augmenter si rien n’est fait. La scolarité des élèves et le travail des agents sont sans cesse remis en cause. Ici c’est le manque de moyens humains qui saute aux yeux !
Toutes les instances médico-sociales qui permettent de prendre en charge les jeunes élèves sont en détresse avec un manque de personnel criant. Dans le cas du drame de Sanary, un rendez-vous avait été pris mais il ne se serait déroulé que dans quatre mois…
Une mise en place d’urgence de temps dédiés pour l’EVARS est une réponse afin d’endiguer la montée des masculinismes et des passages à l’acte misogynes. Mais pour cela il faut du temps dégagé et non pas des réunions à la sauvette entre midi et deux, et que cela ne repose que sur la bonne volonté de personnels exsangues.
Et ce n’est pas de plus de sécuritaire ou de moins de portables dont les élèves et l’école ont besoin ! La répression, l’aspect de plus en plus carcéral ne créent que de la violence institutionnelle et de l’étouffement.
Nous demandons des moyens humains pour l’école et de quoi mettre en place les actions de prévention : personnels enseignants, d’accompagnement au handicap, de vie scolaire et médico-sociaux.
Nous appelons à soutenir la collègue par tous les moyens envisagés localement (rassemblements, actions symboliques, motions au CA…).
Une nouvelle étape est franchie dans la militarisation de la jeunesse, avec le retour du service militaire, pour l’instant facultatif, qui viendra supplanter le SNU dès septembre 2026. Ce retour de 25 ans en arrière doit se lire dans le contexte mondial guerrier et autoritaire qui voit s’exacerber les tensions entre puissances pour le contrôle des ressources d’un monde épuisé… Nous devons nous y opposer fermement !
Engagez-vous… ?
Pour vendre un militarisme pas franchement populaire, l’argument est toujours celui de la recherche d’engagement et de sens pour la jeunesse, quitte à abuser du marketing et autres promotions par des youtubeurs douteux.
Déjà, en 2018, Emmanuel Macron, qui voulait à tout prix vendre son Service National Universel (SNU) disait qu’« Il ne s’agi[ssait] pas de réinventer le service militaire mais de donner à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel ». Comme si la « jeunesse de France » avait besoin du paternalisme présidentiel pour s’engager au quotidien : luttes féministes, antiracistes, écologistes, contre les inégalités et dans tous les mouvements sociaux actuels !
En réalité, il s’agit d’enrégimenter la jeunesse ! Depuis l’été 2019 nous avons vu le génie à l’œuvre : les volontaires du SNU ont pu faire des pompes, ânonner en chœur le roman national, chanter la Marseillaise en boucle sous un soleil de plomb et jusqu’à la syncope, subir les brimades voire des agressions d’encadrants dont le processus de recrutement demeure encore aujourd’hui mystérieux. Le tout en polo et casquettes uniformes et devant les caméras pour une communication ostensible. Nous l’avons toujours dit : la jeunesse doit bénéficier d’une politique éducative émancipatrice plutôt que d’une mise au pas généralisée.
Retour dans les casernes
Le SNU n’a jamais attiré massivement et on devrait se réjouir de son abandon définitif au lieu de la généralisation prévue. Seulement voilà, 7 ans plus tard, malgré cet échec, le ton se durcit encore, dans un contexte international guerrier. Ce 12 janvier, le gouvernement a lancé sa campagne de recrutement pour un nouveau service national, volontaire, mais surtout militaire. Si le dispositif concernera initialement 3 000 jeunes de 18 à 25 ans, ce sont bien 42 500 personnes qui devront étoffer les rangs des armées sur le territoire national contre une rémunération brute de 800 € bruts, une année de césure et les vœux Parcoursup préservés. Une aubaine cynique misant sur un contexte social dégradé et peu de débouchés pour les jeunes dans un marché du travail violent et inégalitaire.
L’objectif, d’après un général, est de les « former à réagir dans des situations inconfortables ». Notons ici tout le talent d’euphémisation déployé par le chef d’Etat-major qui optait pourtant pour un tout autre style quand il appelait, non sans créer la sidération, la France à accepter de « perdre ses enfants » quelques semaines auparavant. Avec ce service volontaire, l’État vise surtout à garnir une masse de réserve, dans laquelle ces jeunes seront versés 5 ans, en vue des guerres qui se préparent. On le voit avec l’exemple ukrainien, et comme en 14, les conflits dévorent toujours les hommes et les femmes en masse.
Un projet de soumission pour la jeunesse
Voilà plusieurs années que les gouvernements successifs souhaitent une seule chose pour nos élèves, qu’ils se « tiennent sages », pour faire référence à des policiers qui avaient mis à genoux des lycéens pensant trois heures en leur tenant ces propos, en 2019 lors du premier mouvement social contre la réforme des retraites.
Ils et elles doivent déjà se couler dans le moule de l’employabilité à tout prix et maintenant voilà qu’on les invite fortement à « inscrire leur action dans le cadre d’un groupe organisé, solidaire, solide, où chacun, quels que soient son origine sociale, son parcours personnel, ses opinions, sa religion, évolue sous un même uniforme selon des principes d’égalité, de fraternité, d’équité et où on récompense le mérite ». Qui peut sérieusement penser que le port de l’uniforme annule les inégalités ? Qui peut penser que l’encasernement compensera les mécanismes de dominations capitalistes, sexistes, racistes et néocolonialistes ? Ça n’était pas vrai à l’époque du service militaire, ce ne sera toujours pas le cas avec sa version « light ». D’ailleurs, depuis 2021, parmi le millier d’engagés qui désertent par an, beaucoup révèlent devant les tribunaux les maltraitances et brimades qu’ils n’ont pas supportées. L’armée est aussi une machine à broyer ses propres « enfants ». Par ailleurs, la porosité avec les idées d’extrême-droite se révèle car d’anciens militaires français s’enrôlent auprès de néo-nazis sur le front Ukrainien.
Militaires hors de nos vies !
Le service national joue à fond le jeu du patriotisme, de la militarisation des corps et des esprits. Plus largement, c’est toute la militarisation de notre quotidien que nous rejetons.
Le gouvernement met ainsi en place une véritable économie de guerre en faveur du complexe militaro-industriel. Entre 2017 et 2025 le budget de la Défense a été augmenté d’environ 20 milliards (budget de 50 milliards en 2025) et l’objectif est de 67 milliards pour 2030.
Cette course à la militarisation fait aussi écho au martèlement de tout un vocabulaire martial autour du « réarmement », notamment démographique. Les femmes devraient leur corps à la nation et ces politiques natalistes autoritaires reprennent d’ailleurs les idées d’extrême-droite. Le retour du service, abandonné en 1996, vise à habituer la société à l’idée de guerre. Les milliards qui pourraient servir à financer la santé ou l’éducation vont dès lors dans les poches de l’industrie d’armement et justifient l’effort de guerre à fournir et la baisse du budget des services publics.
Aller en classe oui, faire ses classes, non !
Il est absolument hors de question que nous nous fassions les relais de cette propagande. Il est déjà insupportable d’imposer à nos élèves des classes défense et sécurité et d’entendre les discours va-t-en-guerre virilistes et pseudo-égalitaires de gradé·es aux classes de 3ème. Il est insupportable d’assister aux dispositifs divers liées à l’armée, comme « Elles bougent », un partenariat avec Safran, le vendeur d’armes.
Ce conditionnement progressif accompagne une véritable stratégie de l’Éducation nationale et monte d’un cran. Un guide est paru en décembre 2025 et s’intitule : « Acculturer la jeunesse à la défense ». Il est donc clair que l’école est devenue un relais de l’armée et s’engage dans ce guide à en faire la promotion. Nous exigeons l’annulation de ce guide.
Nous refusons que les élèves soient conditionné·es à cette militarisation et à ce conditionnement idéologique. Nous défendons le droit à nos élèves d’être protégé·es des idéologies martiales portées par le complexe militaro-industriel qui structurent notre système capitaliste.
L’école doit former à l’esprit critique et ne servir aucune idéologies guerrières. Elle doit permettre l’égalité et l’émancipation, grâce à des contenus critiques et une pédagogie transformatrice.
Nous appelons les collègues à se réunir et à s’opposer à tous les dispositifs de conditionnement des élèves à l’armée. L’école doit construire un cadre protecteur des influences réactionnaires et autoritaires diverses.
Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !
Ce combat dans l’école et pour la jeunesse, ne peut être déconnecté du contexte global. Les rivalités économiques et tensions géopolitiques ne cessent de monter, tout comme les idéologies nationalistes et fascisantes. Le « grand jeu » de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales nous pousse vers une marche à la guerre qui semble inéluctable… Ce n’est pas une fatalité ! Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États ! Dans cet état d’esprit, nous travaillons en relation avec les organisations ouvrières qui partagent ce projet émancipateur à travers le monde. Rejoignez-nous !
Partout dans le monde, l’éducation et la recherche publiques sont gravement menacées. Les attaques des gouvernements peuvent prendre différentes formes selon les pays, mais toutes suivent les directives de la Banque Mondiale, du FMI, de l’OCDE et d’autres institutions internationales. Même des institutions telles que l’UNESCO, qui devraient être au service de l’éducation, participent à la mise en œuvre de ces politiques.
Dans de nombreux pays, l’éducation et la recherche publiques disparaissent en tant que droit social et humain. L’éducation devrait être publique, gratuite, laïque, émancipatrice et répondre aux besoins de la classe ouvrière ; elle devrait être une priorité, mais ce n’est pas le cas.
L’éducation et la recherche sont devenues un marché en pleine expansion. La privatisation de l’éducation progresse partout, avec des conglomérats et des sociétés tout-puissants opérant à travers le monde.
Ce processus de transition du public vers le privé est une exigence des entreprises qui considèrent l’éducation comme un commerce. À l’instar d’autres secteurs de l’économie, l’éducation et la recherche connaissent un processus d’oligopolisation. Dans divers pays et régions, les multinationales envahissent le marché. Même si elles restent sous le contrôle de l’État, l’éducation et la recherche sont mises au service des entrepreneurs par le biais de plusieurs mécanismes qui servent le capitalisme. De plus, nous assistons à une militarisation croissante de l’éducation, depuis la maternelle jusqu’à l’université.
Les coupes budgétaires et le financement de l’éducation privée avec des fonds publics, les plans d’ajustement économique, le licenciement de fonctionnaires, le non-remplacement des retraité.e.s, les réformes qui détruisent les services publics et la priorité accordée par les gouvernements au remboursement des « dettes » exigées par les banques, entre autres mesures, donnent le ton. L’éducation, qui devrait être un droit social et humain, n’est en aucun cas une priorité dans les politiques publiques.
Ainsi, l’éducation et la recherche deviennent un produit ou un service, mis à la disposition des intérêts du secteur privé, et ne sont plus un droit démocratique pour toutes et tous.
Ce sont les pauvres qui souffrent le plus, les enfants de la classe ouvrière et des secteurs opprimés, selon les pays, que ce soit en raison du genre, de l’ethnicité, de la diversité sexuelle ou d’autres prétextes utilisés par le capital pour exploiter l’humanité.
Dans le monde, plus de 100 millions d’enfants et 800 millions de jeunes et d’adultes sont exclus du système scolaire (source : UNICEF, 2012), compromettant le droit à un avenir pour toute une génération.
Au-delà des actions des grandes entreprises, des gouvernements et du marché, qui dépouillent l’éducation de son rôle de bien public et de droit social et humain, les travailleurs et les travailleuses de l’éducation et de la recherche souffrent de ce processus qui, petit à petit, détruit les acquis démocratiques et attaque l’autonomie pédagogique acquise au fil des ans.
Les intérêts capitalistes dictent les lignes directrices, les normes et les plans de la politique en matière d’éducation et de recherche. Sous l’égide des organisations internationales, l’éducation devient le fondement de l’expansion du capital, un aspect de la marchandisation de divers secteurs auparavant sous le contrôle et la gestion de l’État. Le système éducatif adopte les préceptes politiques et idéologiques des relations sociales capitalistes.
La contre-réforme de l’éducation est en cours, la transformant en un service marchand caractérisé par la concurrence, la sélection et l’inégalité.
La logique de la privatisation, de la rationalité économique, de la précarité et de la dévalorisation de la profession des travailleurs et des travailleuses de l’éducation et de la recherche, ainsi que les exigences d’efficacité, de qualité et de méritocratie managériale, s’imposent.
On n’a jamais autant parlé d’un système éducatif à deux vitesses : d’un côté, une éducation de haute qualité et coûteuse pour les enfants de la bourgeoisie et de la classe moyenne supérieure ; de l’autre, une éducation pour les enfants des travailleurs et des travailleuses et des peuples opprimés, basée sur l’acquisition des compétences nécessaires pour réussir sur le marché du travail, faisant de l’éducation publique un rouage essentiel de l’appareil productif. Une partie de cette population ne se voit offrir qu’une alphabétisation rudimentaire et une approche minimaliste des mathématiques.
Ces mesures ne cessent de s’accélérer et de se détériorer. La dernière attaque contre la nature émancipatrice de l’enseignement public est actuellement menée à travers des technologies qualifiées d’« intelligence artificielle » qui, malgré des déclarations rassurantes, visent à éliminer la liberté d’enseignement au profit d’un contrôle direct du contenu des programmes d’enseignement par le gouvernement et les entreprises.
Le débat sur l’éducation est de nature politique. Son essence politique réside dans l’aspect fondamental et décisif de la société capitaliste : sa division en classes sociales antagonistes, qui luttent pour des intérêts contradictoires.
C’est pourquoi nous affirmons que les travailleurs et les travailleuses sont les seul.e.s à pouvoir surmonter ce dilemme, surmonter ce système social fondé sur l’aliénation et l’exploitation des êtres humains. Seuls les travailleurs et les travailleuses peuvent défendre la transformation des connaissances, de la science, de l’art et de la culture, enrichis au fil des millénaires par l’humanité, en patrimoine de tous.
Le manque d’intérêt des pays du Sud pour l’éducation publique conduit à l’absence de mesures susceptibles de motiver les travailleurs et travailleuses à rejoindre le secteur de l’éducation.
De nombreuses luttes ont été organisées dans plusieurs pays pour défendre les services publics, les droits sociaux et l’éducation publique. Elles ont pris la forme de grèves sectorielles, d’occupations d’universités et de rectorats, et de manifestations de jeunes.
La destruction continue de l’éducation en tant que droit public doit cesser.
À cette fin, l’action des syndicats de classe et des organisations de jeunesse qui souhaitent agir aux côtés de la classe ouvrière est fondamentale.
Cette réunion internationale s’inscrit dans ce cadre.
À travers la défense de l’éducation et de la recherche publiques, nous nous opposons aux politiques de réforme économique et sociale, à la suppression des acquis, au démantèlement des services publics dans leur ensemble, à la destruction de la sécurité sociale et à tous ces reculs orchestrés à travers le monde.
Nous exigeons la fin immédiate de l’occupation militaire israélienne et des bombardements de la Palestine, où des hôpitaux et des écoles ont été touchés, tuant des centaines d’enfants. L’État d’Israël est donc le principal ennemi de l’éducation en Palestine.
Nous exigeons également la fin immédiate de l’invasion et de l’occupation à grande échelle des territoires ukrainiens par la Russie. La Russie bombarde quotidiennement des écoles et des universités, ce qui entraîne des conditions de travail, de vie et d’étude désastreuses. Dans le même temps, dans les territoires occupés, les enseignants sont contraints de mettre en œuvre la propagande russe dans les écoles, tandis qu’au moins des dizaines de milliers d’enfants sont kidnappés pour être russifiés.
En Palestine, en Ukraine, au Soudan et partout dans le monde, nous devons soutenir nos camarades qui défendent leur lieu de travail, leurs droits du travail et leurs droits humains.
Pour qu’il y ait éducation, il faut la paix, la liberté des peuples, la justice et l’égalité. Nous luttons pour :
• une éducation et une recherche publiques, gratuites, laïques et émancipatrices qui répondent aux besoins de la classe ouvrière ;
• la fin de l’externalisation ;
• les services publics ;
• la prise en compte des droits des travailleurs et des travailleuses de l’éducation et de la recherche et l’amélioration des conditions de vie et de travail ;
• des salaires décents, des promotions et des conditions de travail pour tous ;
• Nous luttons pour mettre fin à toute forme de collaboration avec l’armée et/ou les industries liées à l’armée
• Solidarité avec les organisations et les militants des syndicats, des mouvements populaires et des mouvements étudiants victimes de la criminalisation de leurs luttes !
• Solidarité et soutien au syndicat des enseignants palestiniens et au syndicat étudiant ukrainien Priama Diia !
• Place aux jeunes : pour le droit à un avenir, l’accès à la connaissance, à l’art, à la culture et aux loisirs.
• Des retraites équitables et justes pour tous
Initiatives proposées à l’issue de la réunion
1. Faire connaître nos actions et nos mobilisations : engagement à renforcer la page web du RÉSEAU INTERNATIONAL DE SOLIDARITÉ ET DE LUTTE SYNDICALES (https://laboursolidarity.org/), en envoyant des notes et des informations de chaque pays, afin de fournir des informations sur la situation des luttes en faveur de l’éducation publique, les conflits avec les gouvernements, d’enquêter et de faire connaître la situation des principaux groupes économiques impliqués dans l’éducation, d’analyser les politiques mises en œuvre par les gouvernements dans l’enseignement primaire et secondaire, et de mettre en évidence la manière dont les fonds publics alimentent le secteur privé.
2. Diffuser à travers divers médias (publications, pages web, vidéos, etc.) des propositions alternatives pour une éducation publique et populaire et une pédagogie critique du capital, et envisager une rencontre internationale pour renforcer ces échanges.
3. Assurer un échange régulier d’informations : initiatives dans chaque pays, congrès de nos organisations syndicales, avec la création d’un groupe en ligne pour produire des bulletins d’information réguliers sur les luttes dans le domaine de l’éducation.
4. Évaluer la possibilité de nouvelles réunions basées sur les secteurs professionnels et sur les décisions qui seront adoptées par la coordination du RÉSEAU SYNDICAL INTERNATIONAL DE SOLIDARITÉ ET DE LUTTES pour l’année 2026.
5. Encourager le développement théorique et politique, en assurant sa diffusion à travers la liste de textes présentés.
6. Enquêter, dénoncer et lutter contre les initiatives du capital visant à contrôler l’éducation publique, telles que la mise en œuvre d’évaluations internationales (le projet Tunning et les modèles éducatifs tels que les écoles à charte).
7. Lutter contre l’externalisation par l’organisation des travailleurs précaires et externalisés, en particulier dans des fonctions telles que la sécurité et le nettoyage. Nous luttons pour l’unité de toutes les catégories de travailleurs.
8. Partager et construire des campagnes internationales contre l’externalisation, rechercher des opportunités de campagnes communes contre les multinationales externalisatrices.
9. Surveiller et lutter contre les accords de libre-échange, en particulier l’Accord général sur le commerce des services de l’OMC et les accords du Mercosur avec l’Union européenne.
10. Échanger avec le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base et d’autres organisations qui défendent l’éducation en tant que droit social.
11. Soutenir et proposer des campagnes sur des questions qui mobilisent les populations dans nos pays, telles que « plus d’argent pour le secteur public, moins d’argent pour l’éducation privée ».
12. Continuer à discuter d’autres sujets soumis à la réflexion collective. Par exemple, les conséquences des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur le travail des enseignants et des étudiants, l’évaluation des politiques publiques des gouvernements dits « de transition démocratique », les « fronts populaires » ou la « collaboration de classe » en Équateur, au Brésil ou en Uruguay…
L’école que nous portons est celle d’une société débarrassée des rapports de domination, ouverte, égalitaire et émancipatrice : rejoignez-nous et construisons-la ! Entre revendications immédiates et projet de transformation globale, voici la plateforme revendicative de la CNT-SO.
1. Pour une école publique émancipatrice et solidaire, pour une école autogestionnaire
Face à des décennies de politiques libérales qui ont creusé les inégalités, dégradé les conditions de travail et rendu l’école toujours plus autoritaire et sélective, la CNT-SO affirme un projet clair : reconstruire une école et un enseignement supérieur publiques réellement émancipateurs, solidaires et égalitaires, portés par l’action collective des travailleuses et travailleurs de l’éducation, les élèves et les familles, les étudiant·es.
Nous dénonçons tous les dispositifs de partenariat avec l’armée et la police. Nous dénonçons également toutes les tentatives de l’extrême-droite et des courants réactionnaires, nationalistes, obscurantistes de faire main basse sur l’école.
Nous ne voulons plus d’une école où l’autoritarisme et les hiérarchies sont les normes : nous imaginons une école dispensant des savoirs polytechniques, autogestionnaire, fonctionnant suivant les principes de gestion collective, de coopération, de rotation des tâches.
2. Une école pour toutes et tous : égalité, gratuité et inclusion
Nous défendons une école affranchie de la logique de tri social et de concurrence. Cela implique la gratuité réelle de la maternelle à l’université, le renforcement de l’éducation prioritaire, la fin des financements publics au privé et des politiques ségrégatives, ainsi que des moyens massifs pour l’inclusion, la lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles. Nous voulons des formations dégenrées, ouvertes et émancipatrices, qui combattent activement les stéréotypes et les dominations.
3. Un plan d’urgence pour l’école et la recherche publiques
Dans l’immédiat, nous exigeons un plan d’urgence pour refonder l’école et l’université : baisse des effectifs par classe, créations massives de postes titulaires dans tous les métiers, ouverture d’établissements adaptés aux enjeux sanitaires et environnementaux, rénovation ambitieuse du bâti, développement des dispositifs UPE2A et ULIS. Nous refusons que l’organisation scolaire réponde à une logique comptable et que les variations démographiques servent de prétexte à réduire l’offre d’éducation.
4. Mettre fin à la casse du service public d’éducation
Nous revendiquons l’abandon des réformes libérales qui détruisent l’enseignement public : réforme du lycée, transformation de la voie pro, « choc des savoirs », autonomisation des universités. Nous exigeons la suppression de Parcoursup et de la sélection à l’université, ainsi que la garantie pleine et entière de la liberté pédagogique. Nous combattons l’obsession évaluative qui impose des pratiques uniformisées. Nous affirmons au contraire l’importance des pédagogies coopératives, critiques et émancipatrices, articulées à une formation continue ambitieuse et libérée des logiques de compétition. Nous refusons la marchandisation de l’éducation et l’emprise du secteur privé sur elle, notamment dans le cadre de l’actuelle fuite en avant du tout numérique.
5. Améliorer les conditions de travail et lutter contre la précarité
Nous portons un ensemble de revendications essentielles pour l’ensemble des personnels : réduction du temps de travail à 30 heures, hausse générale des salaires, indexation sur l’inflation, égalité salariale entre les femmes et les hommes, fin des primes individualisées et suppression des heures supplémentaires imposées. Dépassant ces revendications immédiates, la CNT-SO se positionne pour une augmentation progressive des salaires pour atteindre la fin des inégalités salariales. Nous défendons la titularisation immédiate et sans condition de concours, d’ancienneté ou de nationalité de tous les personnels précaires, la création d’un corps d’AESH, la reconnaissance d’un métier d’éducateur·trice scolaire pour les personnels de vie scolaire, et la fin des externalisations qui privatisent des services essentiels.
6. Construire un syndicalisme de lutte, autogestionnaire et révolutionnaire !
La CNT-SO affirme que seules l’organisation et la lutte collectives paient ! Face au management toxique, aux pressions et à la répression, nous devons faire vivre un syndicalisme horizontal : refus du corporatisme (pour un syndicalisme d’industrie : on bosse ensemble, on lutte ensemble, quel que soit le métier ou le statut !), assemblées générales souveraines, défense collective, solidarité active, accompagnement des collègues les plus précaires. Nous refusons la cogestion et considérons la lutte des travailleuses et travailleurs comme seule capable de révolutionner la société : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons, c’est nous qui pouvons changer les choses !
Changer l’Ecole, pour un monde meilleur : construisons ensemble un projet de société émancipateur basé sur l’égalité économique et sociale réelle, la démocratie directe, la gestion collective de la production et de sa répartition, des services. Un monde meilleur, débarrassé du capitalisme et ses ravages sur l’environnement et sur nos vies.
Pour apprendre la nouvelle il ne fallait pas rater les infos de vos inspecteurs·trices, une communication à destination de tous les personnels se faisant toujours attendre. Par ailleurs, le flou demeure toujours concernant les matières impliquées : seules les épreuves de français et d’histoire-géographie-EMC seront concernées ?
Le BAC Pro s’aligne sur les épreuves de la voix générale et technologique, les copies seront corrigées, seul·e, devant un écran. Nous trouvons par-ci, par-là quelques infos : nous aurons droit à une aide à la prise en main du logiciel SANTORIN, il y aura des commissions d’harmonisation en distanciel, des coordonnateurs·trices seront désigné·es… Certaines académies parlent de « flexibilité » des corrections pendant le parcours Y. Certain·es devront donc jongler entre préparation de cours, cours et corrections. Beaucoup d’interrogations demeurent, notamment au niveau de l’organisation pratique : à la maison ? dans l’établissement ?
Les collègues de la voix générale et technologique le dénoncent depuis des années, la correction numérique entraine fatigue oculaire et mentale. Dans la plupart des cas c’est le matériel informatique personnel de l’enseignant·e qui est utilisé. Interface fastidieuse, copies mal scannées… : un outil efficace, vraiment ? Quant à l’argument écologique, il ne tient pas debout (des milliers de pages sont numérisées, stockées sur des serveurs, corrigées par les enseignant·es sur leur ordinateur personnel…). La fuite en avant d’une « école numérique » se poursuit, une aubaine pour les concepteurs privés de logiciels. Véritables pointeuses, les logiciels de correction sont également un moyen de contrôler notre travail, notre temps de connexion, le temps passé sur une copie, etc.
Vive le collectif !
Jusqu’à présent, nous n’étions pas seul·e face à une copie : nous pouvions échanger avec les collègues, réfléchir à plusieurs. C’est tout une pratique qui est remise en cause.
Les moments de corrections étaient des moments collectifs. Avec le développement des formations en distanciel, nous nous retrouvons de moins en moins. La dématérialisation des corrections va aggraver cette situation. C’est encore moins de moments pour échanger autour de nos pratiques, de nos métiers et de la situation de l’école publique !
Ensemble, replaçons le collectif au sein de nos pratiques : dans les établissements, en formation… et pendant les corrections !
La CNT-SO soutient l’appel à la grève initié par les autres organisations syndicales pour le mardi 16 décembre. Arrachons, par la lutte un statut, une augmentation des salaires, de meilleures conditions de travail et le respect des élèves et de leurs familles !
Le mépris des personnels et des élèves ça suffit !
De trop nombreux·euses collègues interviennent sur plusieurs établissements, multiplient les accompagnements. Nous devrions avant tout nous inscrire dans le temps long et sur des lieux bien définis, les établissements scolaires. Accompagner les élèves les plus fragiles c’est un vrai métier et cela nécessite des moyens : nous voulons le retour de l’accompagnement individuel.
Temps partiels subis, salaires de misère, burn-out… Il est temps de dire stop au mépris et à la précarité qui touchent les AESH. Frappé·es comme l’ensemble des travailleur·euses par l’inflation, nos salaires ne nous permettent pas de vivre dignement.
Alors que près de 50 000 élèves en situation de handicap n’avaient pas d’accompagnant à la rentrée 2025 (35% de plus par rapport à 2024), l’austérité impose sa loi et les recrutements sont à l’arrêt. L’inclusion à l’école est une priorité affichée par le ministère : au vu du mépris lancé aux élèves, à leurs familles et aux personnels, nous avons du mal à le croire.
Seule la lutte paie !
Après les mobilisations (notamment par la grève) de ces dernières années, la CDIsation des AESH qui cumulent trois ans d’ancienneté a été obtenue. Ne nous arrêtons pas là ! Il faut continuer le combat pour obtenir un véritable statut de la fonction publique, des salaires dignes et des conditions de travail décentes ! La CNT-SO appelle l’ensemble des personnels à être solidaires et à participer à la grève. Organisons-nous, (ré)activons les caisses de grève !
Avec la CNT-SO, ensemble, nous revendiquons pour les AESH :
Un véritable statut de la fonction publique. La titularisation sans condition d’ancienneté, ni de nationalité de tous·tes les AESH.
Une augmentation des salaires. La garantie de l’accès aux mêmes primes que les autres personnels (rétroactivité de la prime REP/REP+ depuis 2015).
Des créations de postes à hauteur des besoins pour répondre aux enjeux d’une politique pour une école vraiment inclusive. La création de postes de remplacant·es.
La garantie d’un temps plein si désiré. Un temps plein équivalent à 24 h d’accompagnement.
L’abandon des PIAL/PAS et du principe de mutualisation.
Des formations qualifiantes : en initiale, et, par la suite, en continue sur le temps de travail.
La suppression annoncée de milliers de postes dans l’enseignement, mise en parallèle avec l’augmentation phénoménale des crédits alloués à la défense, est proprement injustifiable. Et si du côté du gouvernement on tente l’argument de la baisse démographique. Nous rétorquons que c’est justement l’occasion de faire baisser le nombre d’élèves par classe !
Le gouvernement est plus prompt à créer un nouveau service militaire que d’abonder un budget conséquent pour l’Education nationale voire à le sabrer davantage.
Augmentation des salaires, titularisation des contractuel·les, fin des subventions, réforme en profondeur de l’éducation prioritaire, renforcement des moyens alloués à la médecine et aux travailleur·euses sociaux scolaires, rénovation du bâti, réforme des rythmes scolaires, fin des politiques d’orientation des élèves basées sur la performance et l’employabilité de la jeunesse, meilleure considération des enseignant·es, titulaires, stagiaires, contractuel·les, etc.
On pourrait continuer comme ça pendant longtemps, tant nos revendications sont constantes, nombreuses et jamais prises en compte ! Chacune d’entre-elles mériterait un mouvement de grève massif et dans la durée.
Et pourtant, nous ne comprenons pas l’appel à la grève pour la journée de mardi 2 décembre, uniquement. Depuis plusieurs années maintenant, l’habitude est prise d’appeler à des journées de grève ponctuelles qui, au fur et à mesure de leur tenue, ont de moins en moins d’impact.
Sur le terrain, tout le monde note l’épuisement, la résignation voire l’agacement des collègues quand ils et elles ont du mal à voir l’issue de ce genre de grève perlée.
L’étendue du désastre et l’urgence de la situation exigent de nous bien plus qu’une grève d’une seule journée sans ambition. L’enseignement public mérite un mouvement d’ampleur, fort et s’inscrivant dans la durée.
Nous ne sommes pas résigné·es !
Aujourd’hui, par manque de référence, ça relèverait presque d’un saut dans l’inconnu, mais en fait ça a déjà été fait ! Ça a fonctionné, et nous disposons de nombreux outils de solidarité permettant de faire vivre une grève sur plusieurs jours (caisses de grèves, rotation des grévistes etc.). C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons !
En ce qui concerne la journée de mardi prochain, il ne sera pas pour autant dit que la CNT-SO s’oppose à un mouvement de grève national… Nous soutenons évidemment les initiatives locales et individuelles car elles permettent malgré tout de faire vivre la mobilisation et de s’organiser sur des problématiques spécifiques. Et qui sait, en se rassemblant, en organisant des assemblées générales… Nous commencerons peut-être à construire un mouvement fort qui a pour vocation à s’inscrire dans la durée !
Pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, nous manifesterons en solidarité, comme nous l’avons déjà fait le 11 octobre, avec et pour les femmes du monde entier : celles qui sont victimes des violences machistes, des conflits armés, des famines, des spoliations de terres et de leurs biens naturels, des gouvernements réactionnaires et des états théocratiques. Avec toutes celles qui ne peuvent pas parler, dont les voix sont étouffées, qui subissent des violences sexuelles, des tortures et des mutilations.
Le 25 novembre nous marcherons pour rendre hommage à toutes les victimes de la violence machiste, les femmes, les filles, les personnes LGBTQIA+, à toutes celles qui souffrent et qui luttent, en dépit des risques encourus. A toutes celles que nous avons perdues.
Les violences et l’impunité des agresseurs persistent 8 ans après l’élection d’Emmanuel Macron, en plein #MeToo. La plupart du temps, encore, les victimes ne sont pas crues, les plaintes classées sans suite. Le parcours judiciaire revictimise bien souvent les femmes et constitue un obstacle à la sortie de la violence comme la baisse du financement public des associations d’accompagnement des victimes.
Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps : dans nos espaces familiaux, sur nos lieux de travail et d’études, dans l’espace public, dans les transports, dans les établissements de soin, les cabinets gynécologiques, dans les maternités, dans les ateliers des chaînes d’approvisionnement des multinationales, les commissariats, les centres de rétention, dans les milieux du théâtre, du cinéma, du sport, en politique… Dans tous les milieux sociaux.
Elles trouvent racine dans le patriarcat et se situent au croisement de plusieurs systèmes d’oppressions.
Ainsi les femmes les plus touchées par ces violences sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : les femmes victimes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, les femmes migrantes, sans papiers, les travailleuses précaires, les femmes sans domicile et autres femmes précarisées, femmes en situation de handicap, les femmes lesbiennes et bi, les femmes trans, les femmes en situation de prostitution, et celles victimes de l’industrie pédo et pornocriminelle.
Sans autorisation de travailler, les femmes étrangères dont les demandeuses d’asile sont très vulnérables aux réseaux de prostitution, de proxénétisme et de traite des êtres humains.
En France, en 2024, c’est encore plus d’un féminicide tous les trois jours commis par un conjoint ou un ex-conjoint Des femmes assassinées parce qu’elles sont femmes. Le nombre de femmes victimes de violences dans le couple et les enfants co- victimes ne diminue pas, tout comme les viols ou tentatives.
La quasi-totalité des agresseurs sont des hommes (97,3%).
Une femme en situation de handicap sur cinq a été victime de viol. 50% des lesbiennes et 75% des bi ont été confrontées à des violences dans l’espace public et 85 % des personnes trans ont déjà subi un acte transphobe. Les femmes âgées de plus de 70 ans ne sont pas prises en compte dans les enquêtes sur les violences, elles représentent pourtant 21% des féminicides.
160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, en majorité au sein de la famille. Sur les lieux de travail plus de 8000 viols ou tentatives ont lieu chaque année et un tiers des femmes subissent du harcèlement sexuel. Les employeurs publics et privés doivent faire cesser les violences et protéger les victimes, y compris de violences conjugales.
La montée de l’extrême droite en Europe et dans le monde constitue une menace majeure pour les droits des femmes et en France, le danger de son accession au pouvoir n’est pas écarté. Ces droits sont attaqués dès que l’extrême droite est au pouvoir.
Depuis quelque temps, elle prétend lutter contre les violences faites aux femmes. Sous couvert de défendre certaines d’entre elles, ces mouvements exploitent la question des violences sexistes à des fins racistes et fémonationalistes, ne s’indignant que selon l’origine, la nationalité ou la religion réelle ou supposée des agresseurs. Dans ce climat délétère, les femmes portant le voile sont de plus en plus souvent la cible d’agressions dans la rue, dans les médias, comme dans les discours politiques.
Les groupuscules fascistes attaquent régulièrement des militantes et militants sans réaction des pouvoirs publics.
Derrière les slogans et les postures prétendument féministes,
l’extrême droite ne défend ni la liberté des femmes, ni leur émancipation, ni l’égalité, et se désintéresse profondément de la réalité et des droits des femmes qui luttent dans le monde.
Sans politique publique à grands moyens, sans prévention et sans éducation, les garçons et les hommes continueront de perpétrer des violences
Les organisations féministes et syndicales exigent :
· Une loi-cadre intégrale contre les violences, comme en Espagne. · 3 milliards d’euros nécessaires pour la mettre en œuvre
· Une Éducation à la Vie Affective Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) effective partout · L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent les victimes et assurent l’éducation populaire sur les questions de violences et d’égalité femmes-hommes.
Tant que l’une d’entre nous n’est pas libre, tant que les violences machistes s’exerceront sur une seule d’entre nous, nous lutterons !
Nous appelons à participer aux mobilisations à l’occasion de la journée internationale des droits des enfants et pour le jour du souvenir trans (TDoR).
Contre les violences faites aux femmes et aux filles, les violences sexistes et sexuelles, manifestons partout le samedi 22 novembre 2025 et le mardi 25 novembre 2025 !
Sans surprise, Lecornu n’avait rien à dire aux syndicats institutionnels reçus à Matignon le mercredi 24/09. Avec des accords politiciens, il compte maintenir l’essentiel des mesures d’austérité et des reculs sur nos droits dans le budget 2026 (il vient d’évoquer « une diminution de 6 milliards d’euros sur l’Etat et son train de vie ») ! Pour obtenir une vraie rupture avec cette politique d’austérité : seul le rapport de force comptera ! La mobilisation du 10/09 et la grève du 18/09 ont été des réussites. Maintenant, nous devons construire une grève majoritaire et discuter de sa reconduction.
Salaires, conditions de travail des personnels, conditions d’étude des élèves, refus de l’austérité : c’est le même combat !
Depuis des années l’école et l’université subissent des suppressions de milliers de postes, les classes surchargées, les locaux insuffisants ou inadaptés, le manque de personnels AESH, le manque de personnels en vie scolaire, les contrats précaires, la vétusté des locaux, les fermetures brutales de filières dans le supérieur… Les salaires, eux, ne permettent pas de compenser l’inflation. L’austérité on connait et on en a assez ! Les personnels, les élèves et leurs familles, les étudiant·es en ont marre de trinquer ! Inversons la tendance ! Mobilisons-nous contre cette énième cure d’austérité, pour un plan d’urgence pour l’école et l’ESR, pour nos salaires !
Tout se résume à un seul mot d’ordre qui est aussi un choix de société majeur : répartition égalitaire des richesses ! Depuis des années, la sphère patronale et actionnariale est subventionnée par l’argent public (exonérations de cotisations sociales ou fiscales, aides…) des aides estimées à plus de 200 milliards par an ! C’est un hold-up sur la part socialisée des salaires qui impacte le financement de la protection sociale. Ces politiques doivent cesser ! Cet argent, trop longtemps confisqué, doit aussi pouvoir financer les services publics et permettre à ses agent·es de sortir des logiques d’austérité.
De la maternelle à l’université et en lien avec les autres secteurs : tous·tes ensemble faisons valser l’austérité !
C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! De la maternelle à l’université, c’est seulement en arrêtant le travail et en organisant la résistance collective en lien avec les autres secteurs professionnels que nous pourrons mettre en échec ces politiques dont plus personne ne veut. Nos revendications de plans d’urgences pour l’école et l’université, de meilleures conditions de travail et d’augmentation des salaires rejoignent celles de tous·tes les autres travailleur·euses : refus des politiques d’austérité ; hausse générale des salaires, retraites et minimas sociaux ; abrogation des réformes des retraites et de l’assurance chômage ; extension de la protection sociale ; financement des services publics à hauteur des besoins. Organisons-nous pour construire une grève massive et discutons de sa reconduction. Utilisons nos outils de luttes : heures d’info, assemblées générales et caisses de grève ! Ne comptons que sur nous-mêmes !
La journée de mobilisation du 10 septembre a été un large succès : plusieurs centaines de milliers de manifestant·es sur tout le territoire, des actions dans les petites, moyennes et grandes villes, des piquets de grève, des débrayages… Continuons de pousser et de mettre la pression, l’étape suivante c’est la construction d’un mouvement de grève qui doit se généraliser pour peser. Préparons la journée du 18 septembre et la suite !
Salaires, conditions de travail des personnels, condition d’étude des élèves, refus de l’austérité : c’est le même combat ! Les restrictions pour les services publics sont visibles : milliers de poste d’enseignant·es supprimés ou non pourvus sur les dernières années, classes surchargées, locaux insuffisants ou inadaptés, manque de personnels AESH, manque de personnels en vie scolaire, contrats précaires, amiante dans les établissements scolaires, majorité des universités en déficit budgétaire, fermetures brutales de filières, pass culture et pass sport amputés… Les salaires, eux, ne permettent pas de compenser l’inflation. L’austérité on connait et on en a assez ! Ce qu’on nous propose pour la suite ne risque pas d’arranger les choses : nous ne nous faisons pas d’illusion, Lecornu est un énième clone, qui mènera la même politique mortifère. Avec lui, les mesures Bayrou vont revenir, en premier lieu les restrictions budgétaires pour l’État et les collectivités et le non-remplacement massif d’agents publics ! Le probable abandon de la mesure sur les jours fériés ne fera pas illusion. Inversons la tendance ! Mobilisons-nous contre cette énième cure d’austérité, pour un plan d’urgence pour l’école et l’ESR, pour nos salaires ! Tout se résume à un seul mot d’ordre qui est aussi un choix de société majeur : répartition égalitaire des richesses ! Depuis des années, la sphère patronale et actionnariale est subventionnée par l’argent public (exonérations de cotisations sociales ou fiscales, aides…) des aides estimées à plus de 200 milliards par an ! C’est un hold-up sur la part socialisée de nos salaires qui impacte le financement de la protection sociale. Ces politiques doivent cesser !
Le 18 septembre et après : tous-tes ensemble faisons valser l’austérité ! C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! De la maternelle à l’université, c’est seulement en arrêtant le travail et en organisant la résistance collective en lien avec les autres secteurs professionnels que nous pourrons mettre en échec ces politiques dont plus personne ne veut. Le 10 septembre la lutte a été protéiforme : rassemblements, actions, manifestations, grève et piquets… Tout est complémentaire, rien ne doit s’opposer mais tout doit converger ! Il faut maintenant construire la grève, sur la durée, tout en continuant à multiplier les initiatives. Dans notre secteur, construisons la suite en mobilisant nos outils, (assemblées générales, heures d’info syndicale, caisses de grève…).
Non à l’austérité, oui à un plan d’urgence pour l’école et l’université !