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Vie scolaire : pour dire stop au mépris, toutes et tous en  grève le 2 juin !

La CNT-SO relaie l’appel de l’intersyndicale nationale et appelle l’ensemble des personnels à soutenir la grève des vies scolaires le 2 juin.

Sous-payé·es, fréquemment méprisé·es, nous, personnels de vie scolaire (AED, AP, APS), sommes pourtant essentiels au bon fonctionnement des établissements. Malgré des salaires trop bas, des CDD à répétition et la pression hiérarchique, notre quotidien nous rappelle que notre ministère agit comme n’importe quel employeur classique. Il faut en finir avec le mépris et l’exploitation ! Les personnels de « vie sco » relèvent la tête, et ces dernières années les grèves se sont multipliées, tout comme les collectifs locaux de mobilisation.

Précarité, bas salaires : ça suffit !

Zéro poste crée à la rentrée 2025, zéro poste crée pour la future rentrée… Refusons d’êtres des pions victimes de l’austérité ! Localement, faut-il attendre des drames pour obtenir des postes d’AED ? Quand les moyens baissent, c’est notre charge de travail qui augmente, et c’est les conditions de scolarité des élèves qui en pâtissent également. 

Avec nos salaires, nous subissons de plein fouet l’inflation et les galères de la vie chère !

Trop souvent nous subissons pression, mépris et chaque fin d’année rime avec peur du non-renouvellement. Nous avons à présent accès au CDI mais n’oublions pas que rien n’oblige les directions à le proposer !

Le 2 juin, envoyons un signal fort : toutes et tous en grève !

Avec la CNT-SO, ensemble, nous revendiquons pour les personnels de vie scolaire :

  • La titularisation sans condition de concours, d’ancienneté ni de nationalité de tous·tes les AED dans un corps de fonctionnaire par la création d’un métier d’éducateur·trice scolaire. (pour celles·ceux poursuivant des études, le retour à un statut « avantageux » d’étudiant·e surveillant·e)
  • L’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale à l’ancienneté ; un salaire minimum à 2200 euros bruts. La grille salariale doit être nationale !
  • L’accès aux primes et indemnités dans les mêmes conditions et aux mêmes montants que ceux fixés pour les autres personnels (notamment l’indemnité REP/REP+) avec rétroactivité.
  • La baisse du temps de travail, pour un temps plein à 32h.
  • Le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique.
  • La création de brigades de remplacement.
  • L’accès à une formation initiale et continue, sur le temps de service.
  • Le droit à la mobilité, inter-académique et intra-académique.