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8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Notre fédération est signataire de l’appel du collectif Grève Féministe.

Appel du collectif Grève Féministe :

Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites, partout dans le monde, les femmes résistent !
Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !
Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation.
Sans les femmes, tout s’arrête !
Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité.
Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

Solidarités internationales

A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan, de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier. Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump. De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.
En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes, celles qui subissent la crise climatique – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

Pas d’instrumentalisation des luttes féministes par l’extrême droite, pas d’extrême-droite dans la rue, pas une voix pour l’extrême droite.

L’Extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes, qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe.
Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papier-es.
Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

De l’argent, il y en a !

A l’heure du financement d’un porte avion de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire.
Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches, le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail.
Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70 % des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont plus d’une famille monoparentale sur 3, vivent sous le seuil de pauvreté. 300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue.
Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.
L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes.

Du travail, un temps de travail, des retraites et des salaires pour vivre et pas survivre

Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.
Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”.

Pour un réel partage du travail domestique !

80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage contre seulement 36 % des hommes.
63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales.
Invisibilisé, dévalorisé, il est loin d’être une question privée. Les tâches qui en découlent font pleinement partie de l’activité économique.
C’est un travail qui participe à produire des biens et des services et qui contribue au bien être des membres du ménage (famille) et va bien au-delà.
Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales.
Le 8 mars, nous appelons à la grève du travail domestique.

Pour plus d’égalité et de justice, plus de services publics !

Le démantèlement des services publics de la santé, de l’éducation, du logement dégradent les conditions de vie des femmes. Les politiques libérales ont privatisé les services publics et contraignent les femmes à compenser les carences auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, des enfants et adultes handicapé-es, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé.
Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants pour en finir avec les crèches privées et de l’autonomie tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4e âge.
Nous exigeons des services publics renforcés : 63% des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.​

Notre corps nous appartient !

47000 femmes dans le monde meurent chaque année d’un avortement clandestin.
Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaire de grossesse qui ont été fermés pour permettre un réel accès à l’IVG sur tout le territoire, le choix de la méthode, et les moyens nécessaires à la hauteur des besoins.
LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités. Nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis.
Nous voulons l’ouverture de la PMA pour toutes !
Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes LGBTQIA+. Nous revendiquons la liberté de vivre son orientation sexuelle.
Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous et la fin des mutilations et traitements hormonaux non consentis sur les personnes intersexes.
Handicapées, nous subissons toutes les violences. Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments.

Stop aux violences sexistes et sexuelles

Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS), soit environ 840 millions de femmes dans le monde.
Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
L’impunité persiste, 1 % des viols sont condamnés.
Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort !
Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre.
Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques, sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme, exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, femmes sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle.
Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme et la marchandisation du corps des femmes.
Nous dénonçons les baisses des subventions aux associations qui luttent contre les VSS et exigeons au moins les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention.

Éduquer à l’égalité, un enjeu majeur , du plus jeune âge à l’Université

Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société et contribuer à les protéger contre les violences sexistes et sexuelles.
Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre.
Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis.
Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés, des formations de lutte contre les VSS…
Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant !
Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école, doit être mis en œuvre.

Nous sommes et resterons mobilisé-es tous les jours contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement et contre l’extrême droite.

Le 8 mars, nous serons en grève féministe et nous manifesterons pour imposer un rapport de force et faire valoir nos revendications.

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8 mars 2025 : grève féministe !



La CNT-SO appelle à se mobiliser massivement pour la « journée internationale de lutte pour les droits des femmes » et la grève féministe du 8 mars 2025. Le 8 mars tombe un samedi cette année, de fait, dans notre secteur, peu d’entre nous seront en poste : cessons les actvités domestiques, de consommation et participons massivement aux rassemblement !

La Fédération Enseignement/Recherche de la CNT-SO est signataire de ce texte unitaire national élaboré dans le cadre Grève Féministe pour la grève féministe du 8 Mars 2025. 

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Avec les femmes du monde entier, pour les droits des femmes, toutes en grève féministe et en manifestations !

Stop à l’extrême droite, à la droite réactionnaire, au gouvernement et à sa politique libérale et autoritaire !

Le 8 mars, journée internationale de mobilisation pour les droits des femmes, nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques, de la consommation. Sans les femmes, tout s’arrête ! Nous sommes déterminées à lutter, à faire entendre nos voix pour obtenir l’égalité.

Solidaires avec les femmes du monde entier !

Afghanes, Iraniennes, Palestiniennes, Soudanaises, Kurdes, Ukrainiennes, nous sommes solidaires de toutes celles qui encore aujourd’hui sont emmurées, exécutées, qui font face à des bombardements massifs, au génocide, à l’exode, sont victimes de viols de guerre, peinent à nourrir leur famille et elles-mêmes, de toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits, qui sont confrontées aux conflits armés, aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques et colonialistes.

Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

Non à l’Extrême Droite !

Les idées d’extrême droite qui prônent la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, les LGBTQIA+ phobies, le validisme, se banalisent, et sont aux portes du pouvoir, voire y accèdent partout dans le monde, à l’image de Trump aux Etats-Unis… Les femmes, les minorités de genre, les migrant·es en sont les premières cibles.

En France, nous dénonçons les propos racistes du ministre de l’intérieur, nous exigeons la régularisation et l’ouverture des guichets pour que tou·te·s les immigré·es puissent rester ici. Nous refusons l’abrogation du droit du sol à Mayotte et la remise en cause de l’Aide Médicale d’Etat.

Nous voulons vivre et pas survivre !

Les différents gouvernements ne font rien contre les inégalités salariales et les bas salaires qui touchent particulièrement les femmes (62 % des personnes payées au SMIC sont des femmes). Quant aux mères isolées touchant le RSA, elles sont confrontées à de multiples difficultés pour trouver un emploi (problème de garde d’enfants, de transports…). Particulièrement touchées par la crise du logement cher, les femmes sont majoritaires parmi les personnes expulsables et sont de plus en plus nombreuses à vivre dans la rue. Les femmes sont majoritaires parmi les 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté !

Nous exigeons l’abandon de la réforme du RSA, qui oblige les bénéficiaires à faire 15h de travail forcé, gratuit et sans contrat ! 

Nous exigeons l’abrogation des réformes sur l’assurance chômage restreignant les droits des chômeur·ses. 

Rémunérons le travail à sa juste valeur, à salaire égal entre femmes et hommes! 

Pour l’égalité salariale, du temps pour vivre, des salaires et une retraite décente!

Le gouvernement n’a aucune volonté de réduire les inégalités salariales, de 27% en moyenne entre les femmes et les hommes. La transposition de la directive européenne sur la transparence salariale vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”. 

Nous exigeons la transposition immédiate de cette directive, la revalorisation salariale des  métiers féminisés (éducation, soins, nettoyage…)., l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail avec embauches correspondantes.

Nous nous battons pour l’abrogation de la réforme Macron des retraites, et pour une réforme des retraites favorable aux femmes, la retraite à 60 ans avec une réduction du nombre d’annuités. 

Des Services publics au service de nos besoins !

Malgré la paupérisation croissante et le manque crucial d’aide publique sur les territoires, le gouvernement Bayrou va continuer le démantèlement des services publics de la Santé, de l’Éducation, du Logement…. Les femmes en seront doublement pénalisées : parce qu’elles sont majoritaires dans la fonction publique, et qu’elles devront se substituer aux services de la petite enfance et de la prise en charge de la dépendance.

Nous exigeons un service public national de l’autonomie tout au long de la vie, à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants, sans oublier une prise en charge réelle du 4ème âge.

Nous exigeons la création d’un vrai service public de la petite enfance pour en finir avec les crèches privées à but lucratif et les maltraitances liées aux économies de personnels dans ces structures. Nous sommes opposées à la recommandation de la Cour des comptes de développer “la garde parentale, moins onéreuse pour les finances publiques” qui n’est qu’une incitation au retour des femmes à la maison. 

Pour un réel partage du travail domestique !  

Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales. Nous dénonçons le mirage des “nouveaux pères” car les femmes en font toujours beaucoup plus que les hommes, qui de fait prennent plus souvent les tâches valorisantes, en laissant les tâches ménagères à leur compagne. C’est tout l’enjeu d’une éducation non sexiste qui puisse permettre d’en finir avec les stéréotypes de genre. 

Notre corps nous appartient !

L’inscription dans la constitution de l’IVG ne doit pas masquer les obstacles liés au manque de moyens du service public de la santé pour recourir à l’IVG.

Nous réclamons la réouverture des plus de 130 centres d’interruption volontaire de grossesse fermés. 

Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes  LGBTQIA+ qui veulent limiter le droit de vivre librement son orientation sexuelle et son identité de genre. Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous.

Nous dénonçons les offensives transphobes réactionnaires, notamment les propositions de loi qui remettent en cause toute possibilité de transition des mineur·es, et nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis.

Femmes handicapées, nous subissons toutes les violences. Privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble des lieux et bâtiments.

Halte aux violences sexistes et sexuelles !

Le procès des 51 violeurs de Gisèle Pélicot a rappelé que les violeurs sont des hommes ordinaires, et que la culture du viol  persiste dans les différentes strates de la société. La nomination de Darmanin mis en cause pour des violences sexistes et sexuelles comme garde des sceaux est une véritable provocation.

Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre. Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques,  sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme,  migrantes, sans papiers, femmes précarisées, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle. Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme.

Nous exigeons les 3 milliards nécessaires pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. 

Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort ! 

Pour l’éducation, pour les enfants, l’Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant !

Le dernier rapport du Haut conseil à l’égalité note que le sexisme progresse chez les adolescents et les jeunes hommes. Nous dénonçons fermement les attaques portées par le précédent gouvernement contre le projet de programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) reprenant les propos des associations réactionnaires de parents qui y sont farouchement opposées. Nous exigeons l’adoption et la mise en place immédiate du projet de programme EVARS, dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école. L’EVARS aide à déconstruire les stéréotypes, à comprendre les inégalités, à comprendre l’injustice des dominations qui s’exercent  par les hommes sur les femmes, à prendre conscience de son corps et de son intimité et à respecter l’autre et soi-même. 

Mobilisées tous les jours contre le patriarcat, les politiques libérales et autoritaires et contre l’extrême droite. 

Le 8 MARS, nous manifesterons, nous serons en grève féministe.

Nous serons en grève sur nos lieux de travail (santé, commerce…), en  grève du travail domestique et en grève de la consommation! 

Quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête !