L’école que nous portons est celle d’une société débarrassée des rapports de domination, ouverte, égalitaire et émancipatrice : rejoignez-nous et construisons-la ! Entre revendications immédiates et projet de transformation globale, voici la plateforme revendicative de la CNT-SO.
1. Pour une école publique émancipatrice et solidaire, pour une école autogestionnaire
Face à des décennies de politiques libérales qui ont creusé les inégalités, dégradé les conditions de travail et rendu l’école toujours plus autoritaire et sélective, la CNT-SO affirme un projet clair : reconstruire une école et un enseignement supérieur publiques réellement émancipateurs, solidaires et égalitaires, portés par l’action collective des travailleuses et travailleurs de l’éducation, les élèves et les familles, les étudiant·es.
Nous dénonçons tous les dispositifs de partenariat avec l’armée et la police. Nous dénonçons également toutes les tentatives de l’extrême-droite et des courants réactionnaires, nationalistes, obscurantistes de faire main basse sur l’école.
Nous ne voulons plus d’une école où l’autoritarisme et les hiérarchies sont les normes : nous imaginons une école dispensant des savoirs polytechniques, autogestionnaire, fonctionnant suivant les principes de gestion collective, de coopération, de rotation des tâches.
2. Une école pour toutes et tous : égalité, gratuité et inclusion
Nous défendons une école affranchie de la logique de tri social et de concurrence. Cela implique la gratuité réelle de la maternelle à l’université, le renforcement de l’éducation prioritaire, la fin des financements publics au privé et des politiques ségrégatives, ainsi que des moyens massifs pour l’inclusion, la lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles. Nous voulons des formations dégenrées, ouvertes et émancipatrices, qui combattent activement les stéréotypes et les dominations.
3. Un plan d’urgence pour l’école et la recherche publiques
Dans l’immédiat, nous exigeons un plan d’urgence pour refonder l’école et l’université : baisse des effectifs par classe, créations massives de postes titulaires dans tous les métiers, ouverture d’établissements adaptés aux enjeux sanitaires et environnementaux, rénovation ambitieuse du bâti, développement des dispositifs UPE2A et ULIS. Nous refusons que l’organisation scolaire réponde à une logique comptable et que les variations démographiques servent de prétexte à réduire l’offre d’éducation.
4. Mettre fin à la casse du service public d’éducation
Nous revendiquons l’abandon des réformes libérales qui détruisent l’enseignement public : réforme du lycée, transformation de la voie pro, « choc des savoirs », autonomisation des universités. Nous exigeons la suppression de Parcoursup et de la sélection à l’université, ainsi que la garantie pleine et entière de la liberté pédagogique. Nous combattons l’obsession évaluative qui impose des pratiques uniformisées. Nous affirmons au contraire l’importance des pédagogies coopératives, critiques et émancipatrices, articulées à une formation continue ambitieuse et libérée des logiques de compétition. Nous refusons la marchandisation de l’éducation et l’emprise du secteur privé sur elle, notamment dans le cadre de l’actuelle fuite en avant du tout numérique.
5. Améliorer les conditions de travail et lutter contre la précarité
Nous portons un ensemble de revendications essentielles pour l’ensemble des personnels : réduction du temps de travail à 30 heures, hausse générale des salaires, indexation sur l’inflation, égalité salariale entre les femmes et les hommes, fin des primes individualisées et suppression des heures supplémentaires imposées. Dépassant ces revendications immédiates, la CNT-SO se positionne pour une augmentation progressive des salaires pour atteindre la fin des inégalités salariales. Nous défendons la titularisation immédiate et sans condition de concours, d’ancienneté ou de nationalité de tous les personnels précaires, la création d’un corps d’AESH, la reconnaissance d’un métier d’éducateur·trice scolaire pour les personnels de vie scolaire, et la fin des externalisations qui privatisent des services essentiels.
6. Construire un syndicalisme de lutte, autogestionnaire et révolutionnaire !
La CNT-SO affirme que seules l’organisation et la lutte collectives paient ! Face au management toxique, aux pressions et à la répression, nous devons faire vivre un syndicalisme horizontal : refus du corporatisme (pour un syndicalisme d’industrie : on bosse ensemble, on lutte ensemble, quel que soit le métier ou le statut !), assemblées générales souveraines, défense collective, solidarité active, accompagnement des collègues les plus précaires. Nous refusons la cogestion et considérons la lutte des travailleuses et travailleurs comme seule capable de révolutionner la société : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons, c’est nous qui pouvons changer les choses !
Changer l’Ecole, pour un monde meilleur : construisons ensemble un projet de société émancipateur basé sur l’égalité économique et sociale réelle, la démocratie directe, la gestion collective de la production et de sa répartition, des services. Un monde meilleur, débarrassé du capitalisme et ses ravages sur l’environnement et sur nos vies.
