Communiqué du 26 janvier 2026
Pour apprendre la nouvelle il ne fallait pas rater les infos de vos inspecteurs·trices, une communication à destination de tous les personnels se faisant toujours attendre. Par ailleurs, le flou demeure toujours concernant les matières impliquées : seules les épreuves de français et d’histoire-géographie-EMC seront concernées ?
Le BAC Pro s’aligne sur les épreuves de la voix générale et technologique, les copies seront corrigées, seul·e, devant un écran. Nous trouvons par-ci, par-là quelques infos : nous aurons droit à une aide à la prise en main du logiciel SANTORIN, il y aura des commissions d’harmonisation en distanciel, des coordonnateurs·trices seront désigné·es… Certaines académies parlent de « flexibilité » des corrections pendant le parcours Y. Certain·es devront donc jongler entre préparation de cours, cours et corrections. Beaucoup d’interrogations demeurent, notamment au niveau de l’organisation pratique : à la maison ? dans l’établissement ?
Les collègues de la voix générale et technologique le dénoncent depuis des années, la correction numérique entraine fatigue oculaire et mentale. Dans la plupart des cas c’est le matériel informatique personnel de l’enseignant·e qui est utilisé. Interface fastidieuse, copies mal scannées… : un outil efficace, vraiment ? Quant à l’argument écologique, il ne tient pas debout (des milliers de pages sont numérisées, stockées sur des serveurs, corrigées par les enseignant·es sur leur ordinateur personnel…). La fuite en avant d’une « école numérique » se poursuit, une aubaine pour les concepteurs privés de logiciels. Véritables pointeuses, les logiciels de correction sont également un moyen de contrôler notre travail, notre temps de connexion, le temps passé sur une copie, etc.
Vive le collectif !
Jusqu’à présent, nous n’étions pas seul·e face à une copie : nous pouvions échanger avec les collègues, réfléchir à plusieurs. C’est tout une pratique qui est remise en cause.
Les moments de corrections étaient des moments collectifs. Avec le développement des formations en distanciel, nous nous retrouvons de moins en moins. La dématérialisation des corrections va aggraver cette situation. C’est encore moins de moments pour échanger autour de nos pratiques, de nos métiers et de la situation de l’école publique !
Ensemble, replaçons le collectif au sein de nos pratiques : dans les établissements, en formation… et pendant les corrections !
