Le 29 septembre : en grève pour préparer une année de luttes !

Le 29 septembre : en grève pour préparer une année de luttes !

Un service public d'enseignement en miettes

La rentrée 2026 confirme ce que nous dénonçons depuis des années : austérité, manque et baisse des moyens, réformes destructrices, précarisation, pression managériale, attaques contre les droits des travailleur·euses.

Après un été caniculaire, l’État continue de sacrifier l’éducation publique, ses agent·es et ses missions essentielles. Les premières annonces budgétaires pour 2027 laissent entrevoir de nouvelles coupes du primaire jusqu'à l'université, de nouvelles suppressions de postes, de nouvelles dégradations des conditions de travail.

Dans le même temps, on se focalise sur l'interdiction du téléphone au lycée, l'orthographe au bac ou les cérémonies militaristes du 11 novembre...

Loin d'annoncer le plan d'urgence dont l’École aurait besoin, le gouvernement préfère jouer la carte du coup de com' permanent en multipliant les appels du pied ridicules aux réactionnaires, dans une démarche cynique et électoraliste. Ils et elles ont cassé l'école et les services publics pendant 10 ans, casse qui avait commencé bien avant mais qui s'est aggravée, il est temps de les réparer !

L’École étranglée par l’austérité

Suppressions de postes ou d'options, DHG au rabais, impossibilité ou grande difficulté pour mettre en place le programme EVARS, reliquats du Pass culture encore diminués remettant en cause des projets prévus, HSE réduites, classes surchargées, manque criant de personnels éducatifs, médico‑sociaux et administratifs : la situation est devenue intenable ! Dans le premier degré comme dans le secondaire, les cartes scolaires se resserrent, les établissements REP et REP+ sont particulièrement touchés, et les réformes successives (Pacte, loi Rilhac, auto‑évaluation, casse du lycée pro, Parcoursup…) renforcent la mise en concurrence et la logique managériale.

Les agent·es sont épuisé·es, sous‑payé·es, et soumis·es à des injonctions permanentes. De plus en plus de collègues sont confronté·es à des pressions hiérarchiques ou à des situations de harcèlement administratif, voire à des mutations d'office, alimentées par le ministre de l’Éducation nationale qui considère que ne pas supprimer de postes de professeurs serait « suicidaire ». Pour nous, ce qui est suicidaire c'est de ne pas profiter de la baisse démographique annoncée pour offrir de meilleures conditions de travail pour tous et toutes, élèves, enseignants, enseignantes et personnels. Nous refusons cette école du tri social, du contrôle et de la maltraitance.

Face aux crises climatiques : renforcer les services publics, pas les affaiblir

Les canicules répétées, la sècheresse et les incendies gigantesques montrent que les services publics sont indispensables pour amortir les crises et protéger les populations. Pourtant, les mesures arrachées il y a un an sont progressivement démantelées. C’est le cas de l’adaptation de bâti scolaire, remise en cause suite à une réduction de 40 millions d’euros dans le budget prévu pour la rénovation thermique. Nous exigeons un maintien des mesures existantes et plus encore, des investissements massifs pour garantir des conditions d’étude et de travail dignes et sures. Nous en avons assez de porter un service public exsangue à bout de bras, nous ne supportons plus le supposé sacrifice qu'on nous demande et c'est insupportable qu'on nous fasse un chantage au budget de la guerre et de l'austérité. De l'argent, il y en a !

Nous avons une vision bien précise de l'éducation publique et de l'intérêt général : cela commence par des conditions d'accueil, de travail, d'enseignement et d'exercice dignes et respectueuses des élèves comme des professionnel·les.

Nous défendons une éducation publique qui émancipe, qui instruit pour développer un esprit critique, une connaissance de contenus émancipateurs, une éducation qui refuse la militarisation de la jeunesse et l’embrigadement idéologique. Nous portons des valeurs démocratiques a contrario de la supposée neutralité de Blanquer faite pour nous bâillonner. Nous portons des alternatives pédagogiques coopératives, la défense des libertés pédagogiques, la titularisation de tous les personnels précaires, la fin des PIAL pour les AESH, l’arrêt des réformes qui détruisent le sens du métier.

Construire une année de luttes : auto‑organisation et grève

La grève du 29 septembre doit être un point de départ, pas une journée sans suite comme nous en avons trop connue. Nous appelons à des assemblées générales dans les établissements afin de rédiger (ou compléter !) nos cahiers de revendications, la construction (ou la réactivation) de coordinations locales et inter‑degrés, la convergence des, un grand plan d’urgence pour l’École : créations de postes, baisse des effectifs, revalorisation salariale (par la hausse des salaires et des grilles indiciaires), la fin des réformes managériales.

Le 29 septembre : toutes et tous en grève !

Nous n’aurons que ce qu’on prendrons.

Organisons‑nous !

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Tags : #fonction publique #grève

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